23/05/2011

Rosa Parks est encore vivante

Dimanche, 22 mai 2011 bord du lac à Genève.

 

Le soleil tape dur sur l'étendu d'eau. Reflétant ses rayons comme des milliers de diamants qui raviraient la plupart des femmes. Enfants et adultes profitent des derniers de moments de libertés octroyé par le peu de droit que nous avons. Les boules de glaces parées de leur plus belles couleurs dansent pour le plus grand plaisir des bouches.

 

Mais comme m'avait appris mon prof de français du cycle, dans toute histoire il y a une situation initiale, une complication, une action, et situation finale ou morale.

 

La complication vient en fait du petit train pour touristes rebaptisé "promène-couillons" par une amie. Le "promène-couillon" a pour utilité à Genève, de montrer sans doute, les belles enseignes d'établissements mendiants. Mendiants qui nous ont coûté plusieurs milliards alors que d'autres mendiants étaient jugés cette semaine.  Le monde tourne toujours à l'envers.

 

"Le promène-couillons" est bien entendu conduit par un couillon. Alors qu'il longeait le quai Gustave Ador en direction du jardin Anglais, le petit train se trouve sur le trottoir juste à coté des quais, le bord de ce dernier étant utilisé par les genevois pour poser leurs fesses étant donné le peu de banc et les terrasses prisent d'assaut. C'est alors que le chauffeur faisant état de son autorité demande à tout ces gens de se lever pour laisser passer sa seigneurie. La place étant large la demande est quelque peu…stupide…

C'est là que je vois un groupe de gens. Probablement indien qui se lève mais une dame âgée persiste et signe. Il semblerait que Rosa Parks ne soit pas morte. Après la ségrégation noire la ségrégation avec les non-touristes serait de mise.

 

Le couillon en chef au visage délirant prend la situation de manière cocasse et se met à entamer une danse mi-indienne mi-égyptienne dans sa locomotive…presque insultant. Rosa Parks de marbre le regarde entonner sa danse bollywoodo-européenne. Le résultat de cet événement se termine par la victoire de la plaignante. "Le promène-couillon" reprend sa route et passe sans encombre le passage estimé difficile par le couillon-chef…

 

Me tenant aux abords de la scène et près à reprendre le rôle gratuit de Martin Luther King je regarde la scène et rit. Moralité, mieux vaut rire que de pleurer.

11:06 Publié dans Genève | Tags : genève | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

Commentaires

Les articles que vous publiez sont très instructifs :)

Écrit par : Jeux objets cachés | 25/05/2011

Niveau presse qui se vend ;-)

Écrit par : plumenoire | 25/05/2011

Les commentaires sont fermés.