26/05/2011

Les banques grandes amies des dictateurs

D'après un rapport de l'ONG Global Witness, le fonds souverain libyen avait investi dans trois produits de la banque française aux rendements décevants. D'autres banques, dont BNP Paribas, sont citées.

C'est une histoire que la Société Générale aurait préféré garder pour elle. Depuis le gel des avoirs libyens en début d'année, la banque française s'est faite discrète sur ses fonds qui accueillaient pourtant les investissements de la Libyan Investment Authority (LIA), le fonds souverain du pays de Mouammar Khadafi. D'après un document publié par l'ONG Global Witness et Le Monde ce jeudi, la LIA possédaient des investissements dans trois fonds de la SocGen, aujourd'hui gelés: Soc Gen Europe Medium, Soc Gen Strategic Equity Fund Codeis, et Soc Gen Cross Roads 5Y Link Notes. Il s'agit d'un ensemble de produits structurés qui permettaient à la Libye de diversifier son portefeuille.

L'affaire n'a même pas été intéressante pour la banque française qui a fait face à des rendements très décevants en 2010. Ainsi, la valeur des trois produits financiers est passée, entre le premier et le deuxième trimestres l'an dernier, de 1,8 milliard de dollars (1,27 milliard d'euros) à 1,05 milliard. Le seul fonds spécialisé sur l'Europe, le Soc Gen Europe Medium, qui pesait à lui seul 1 milliard de dollar, a vu sa valorisation chuter de 43% à 498 millions de dollars.

BNP Paribas, JP Morgan, Goldman Sachs...

La banque française n'est évidemment pas la seule à avoir fait fructifier les fonds du régime libyen. Les noms de plusieurs banques font ainsi surface, dont une autre française, BNP Paribas, mais aussi des américaines comme JP Morgan et Goldman Sachs, ainsi que le Crédit Suisse et la britannique HSBC. Au total, ces établissements financiers géraient près de 5 milliards de dollars d'actifs (3,5 milliards d'euros) sur les 55 milliards de dollars d'actifs financiers de la LIA. Globalement, les pertes encaissées par tous ces fonds seraient lourdes: leur valeur serait passée de 5 milliards à 3,5 milliards de dollars l'an dernier.

 

Mais pour l'ONG, plus que les pertes encaissées, c'est l'implication de ces prestigieux établissement dans la gestion des fonds d'un régime aujourd'hui décrié qui est mise en cause. «Il est frappant de voir à quel point de nombreux grands établissements étaient prêts à faire affaire avec le régime libyen, tout en sachant le risque potentiel d'un détournement de ces fonds d'État pour un usage personnel», déplore Robert Palmer, de Global Witness, dans les colonnes du Financial Times.

Pour sa défense, la Société Générale dit avoir agi en toute légalité et précise gérer les investissements de plusieurs fonds d'État de la même façon. Pour rappel,les banques et institutions financières libyennes détenaient 8,233 milliards de dollars (5,84 milliards d'euros) de dépôts et de créances auprès des banques françaises au 30 septembre 2010.

http://www.lefigaro.fr/societes/2011/05/26/04015-20110526...

 

Grande nouvelle ! La France aide les dictateurs...Faut-il être étonné ? oui pour le crédule qui pense que "tout le monde il est beau tout le monde il est gentil...". Pour ceux qui crient au scandale, criez...en attendant si ce genre d'affaire se passe c'est parce que certains cautionne cette politique à chaque fois qu'ils vont remplir leur bulletin de vote.

Nos élites chercherons toujours là où il y a du profit. L'éthique et le profit ne font pas bon ménage. Le grand-père Bush finançait bien Hitler!

Le monde ne change pas il suffit de regarder en arrière pour comprendre ce qu'il se passe sous nos yeux. Si certains pays sont stables en Afrique c'est que leur dirigeant convient. Entre l'implication de la CIA, de la France de la Belgique dans les assassinats de Thomas Sankara, ou Lumumba je me demande jusqu'à quand cette mascarade va continuer. Quand je pense que l'ONU a été créé, je me demande où vont les millions de cet organisme mafieux incapable de d'enquêter "proprement" sur ces deux affaires ou plus récemment de protéger les civiles en Côte d'Ivoire face aux troupes de Bagbo et de Ouattara deux criminels de guerre. L'un va être jugé, l'autre est adoubé par la communauté des arnaqueurs internationaux, normal Ouattara est un ancien du FMI...je me demande si cet organisme va être crédible encore longtemps...

 

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