06/03/2013

Pour en finir avec Minder

Alors que EconomieSuisse jouait sur la peur avec ce referundum, ou que CERTAINS blogger, SOIT DISANT, connaisseur en économie, jouait AUSSI sur la peur, le peuple a voté de manière sensé et à surtout pas eu peur.

Je ne me lancerai pas dans une explication que cette loi ne touche pas du tout les PME contrairement à ce que l'on a voulu nous faire croire ou que CERTAINS ont voulu nous faire croire. Il faut croire que CERTAINS répètent sans réfléchir tout ce que CERTAINS leur disent. Alors à l'avenir réfléchissez par vous même.

 

Voilà ce que pensaient plusieurs professeurs d'économie. Autant dire que ça a plus de poids que CERTAINS.

 

 

Le plaidoyer des professeurs

jeudi, 28.02.2013

Initiative Minder. Dix universitaires minimisent les risques pour l’économie suisse si le texte est accepté. Sans appeler clairement à le soutenir.

 

Sans appeler explicitement à soutenir l'initiative Minder, dix professeurs universitaires de toute la Suisse, principalement économistes et juristes, viennent de diffuser une prise de position commune mettant en avant certains points «aucunement contestés» concernant le texte soumis au vote ce week-end. Il s'agit de Mauro Baranzini (Université de la Suisse italienne), Heinrich Bortis (Université de Fribourg), Nadja Capus (Université de Bâle), Marc Chesney (Université de Zurich), Paul H. Dembinski (Université de Fribourg), Martin Killias (Université de Zurich), Renato Martinoni (Université de Saint-Gall), Amalia Mirante, (Université de la Suisse italienne), Sergio Rossi (Université de Fribourg) et Rainer J. Schweizer (Université de Saint-Gall). Argumentaire.

1. Les cadres dirigeants des sociétés cotées en bourse doivent servir avant tout les intérêts des propriétaires des entreprises, des employés et de l'entreprise plutôt que de se préoccuper prioritairement de leur enrichissement personnel.

2. La révision de la Constitution ne concerne qu'à peu près 260 sociétés anonymes cotées en bourse en Suisse, dont seulement une minorité admet des rétributions abusives; l'Initiative constitutionnelle ne comporte aucune conséquence pour les centaines de milliers d'autres entreprises en Suisse.

3. Bien qu'il s'agisse d'un seul article constitutionnel assez détaillé, il ne contient que des principes pour le législateur, notamment en ce qui concerne les devoirs des Caisses de pension ainsi que les normes pénales pour les cas d'infraction.

4. Des règles nouvelles semblables à celles de l'Initiative constitutionnelle suisse avec des objectifs semblables, sont en discussion dans beaucoup d'autres pays européens ainsi qu'au sein de l'Union Européenne et du World Economic Forum.

5. La science économique a déjà mis en évidence que des bonus exorbitants constituent des incitatifs erronés et qu'ils ont pour effet de freiner les investissements et les innovations de la part des directions d'entreprises.

Les dix professeurs concluent en fustigeant l'un des arguments des adversaires de l'Initiative: la perte de places de travail et l'impact négatif sur le développement économique du pays. Au contraire, l'acceptation de cette initiative sera susceptible de renforcer la stabilité et l'attractivité des entreprises cotées en Suisse, selon les universitaires. Pour eux, la limitation des indemnités des managers de deux douzaines des environ 260 sociétés suisses cotées ne saurait générer des bouleversements économiques ou financiers pour la Suisse. La généralisation des prévisions catastrophiques qui ne sont destinées qu'à soulever les peurs de la population sont donc infondées.

http://www.agefi.com/une/detail/archive/2013/february/art...

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