26/11/2014

Si tu es noir aux USA, tu as plus de chance avec le ku klux klan qu'avec la police

Voilà une phrase qui se sera relevée comme anti-américaine et pourtant c'est la blague qu'à sorti la marionnette de Barack Obama hier soir aux "guignols de l'info" suite à la relaxe du policier qui a tiré sur ce Michael Brown. Cette phrase fait rire contenu du fait que le Ku Klux Klan vient juste d'émettre l'envie d'ouvrir son cercle, aux homosexuels et aux personnes de couleur. Ce qui ne cache pas une réalité si on regarde l'ensemble des émeutes qu'il y a eu aux USA.

 

- 11/17 août 1965: Watts - Los Angeles

L'arrestation par des policiers blancs d'un jeune Noir, Marquette Frye, lors d'un contrôle routier suivi d'une altercation avec des proches, déclenche une révolte dans le ghetto de Watts, à Los Angeles.

Pendant six jours, ce quartier déshérité se transforme en zone de guerre où les Gardes nationaux patrouillent en jeeps, armés de mitraillettes, et où le couvre-feu est imposé. Le bilan est lourd:

34 morts, de nombreux blessés, 4.000 arrestations, et des dégâts dépassant les 40 millions de dollars.

 

12/17 juil 1967: Newark - New Jersey

Une altercation entre deux policiers blancs et un chauffeur de taxi noir donne le coup d'envoi de l'insurrection du ghetto de Newark. Cinq jours durant, les émeutiers mettent le quartier à sac sur fond de misère exacerbée par la chaleur. Les violences font 26 morts et 1.500 blessés.

23/28 juil 1967: Détroit - Michigan

Des émeutes éclatent à Detroit à la suite d'une intervention policière dans la 12e rue, majoritairement noire. Armée et Garde nationale sont déployées. Les affrontements font 43 morts et plus de 2.000 blessés. Les troubles s'étendent dans plusieurs Etats dont l'Illinois, la Caroline du Nord, le Tennessee et le Maryland. En 1967, 83 personnes sont mortes dans des violences raciales survenues dans quelque 128 villes.

 

4/11 avr 1968:

A la suite de l'assassinat du pasteur Martin Luther King à Memphis (Tennessee) le 4 avril, la violence éclate dans 125 villes faisant au moins 46 morts et quelque 2.600 blessés. A Washington - ville alors aux deux-tiers noire - des incendies sont allumés et les pillages commencent. Le lendemain, les troubles gagnent les quartiers commerçants du centre, jusqu'à 500 mètres de la Maison Blanche. Le président Lyndon B. Johnson fait appel à la 82ème aéroportée, division d'élite de l'Armée américaine. L'armée intervient également dans plusieurs villes comme Chicago, Boston, Newark, Cincinnati...

 

 

17/20 mai 1980: Liberty City - Miami

Trois jours d'émeutes font 18 morts et plus de 400 blessés dans le quartier noir de Liberty City à Miami (Floride). Les violences ont éclaté après l'acquittement à Tampa de quatre policiers blancs poursuivis pour avoir battu à mort un motocycliste noir qui avait brûlé un feu rouge.

 

30 avr/1er mai 1992: Los Angeles

L'acquittement de quatre policiers blancs qui avaient abattu un automobiliste noir, Rodney King, le 3 mars 1991, enflamme la mégalopole. Les violences se propagent à San Francisco, Las Vegas, Atlanta et New York et font 59 morts et 2.328 blessés.

 

9 avr 2001: Cincinnato - Ohio

Un jeune Noir de 19 ans, Timothy Thomas, est tué à Cincinnati par un policier blanc au cours d'une poursuite. S'ensuivent quatre jours de violences au cours desquels 70 personnes sont blessées. Le calme revient après l'instauration de l'état d'urgence et d'un couvre-feu. Timothy Thomas, qui n'était pas armé, a été le 15e Noir tué à Cincinnati par la police depuis 1995.

 

9/19 août 2014: Ferguson - Missouri

La mort d'un jeune Noir de 18 ans, Michael Brown, tué par balles par un policier blanc, provoque dix jours de violentes émeutes entre la population noire et des forces de l'ordre usant de fusils d'assaut et de véhicules blindés. Deux enquêtes fédérales sont ouvertes.

Le 24 novembre, nouvelles émeutes à Ferguson après l'annonce de l'abandon des poursuites contre le policier.

 http://www.20minutes.fr/monde/1487775-20141125-ferguson-h...

http://info.arte.tv/fr/les-principales-emeutes-raciales-a...

 

En conclusion, il y a un réel problème. On peut faire un pseudo bilan avec les chiffres mais ceux-ci ne reflètent la totalité. Nous n'avons pas tous les chiffres de toutes les villes mais nous avons pris ce que nous avons et ceci est déjà pas mal :

Nombre de morts : 266 morts / Nombre de blessés :  6'898

En définitive, ce billet n'a rien d'anti-américain, puiqu'il relate l'Histoire moi-même américaine et à la non volonté de vouloir changer cela. Le ping pong républicain et démocrate ne changera rien en soi, Barack Obama étant une marionnette. Soulignons quand même que les noirs ont d'abord été plutot pro-républicain "Les premiers membres afro-américains du Congrès des États-Unis ont été élus sous l'étiquette Républicaine en novembre 1868. Il a fallu attendre 1934 pour que le parti démocrate ait ses premiers candidats noirs" http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_r%C3%A9publicain_(%C3%...)

Nous vivons dans l'époque des extrêmistes de droite incapables, d'évoluer et surtout d'assumer leur position. Il n'y a qu'à voir l'artice de ce jour du 20 minutes. Ces enfants sont la responsabilité de leur parent, qui pauvre dans l'esprit et dans l'éducation http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/29743189

Aujourd'hui je suis presque entrain de me demander : mais ou est BHL pour qu'on fasse quelque chose.

 

 

20/11/2014

Genève découvre la démocratie

La démocratie ce n'est pas que le pouvoir de la votation c'est aussi un droit de grève et c'est tant mieux. C'est ce qui nous différencie des dictarures (gauche ou droite) qui l'interdise. Par contre il est assez intéressant de remarquer qu'en fait, beaucoup de gens sont contre. Les conditions générales de la démocratie ne sont pas aussi limpides pour tous le monde. En constatera que les libéraux sont très hostile à cela, ce qui les rapproches plus des dictatures de gauche et de droite que moi-même. Un jour ils enleveront leur masque et assumeront ce qui sont mais ce n'est pas pour aujourd'hui.

Aujourd'hui on va se pencher sur ce problème : Les TPG allons voir la registre du commerce

 

Réf.But, Observations
1 But: dans le cadre d'un contrat de prestations conclu avec l'Etat, mettre à la disposition de la population du canton de Genève un réseau de communications, exploitées régulièrement, pour le transport des voyageurs et pratiquer une politique tarifaire incitative.

Donc pour le but on repassera, le but n'est pas atteint.

Maintenant les responsables :

 

Membres et Personnes ayant qualité pour signer
Nom et Prénoms, Origine, Domicile Fonctions Mode de Signature
Frei Anita, de Nuglar-St. Pantaleon, à Genève adm. présidente signature collective à 2
Clivaz Christophe, de Randogne, à Collonge-Bellerive adm. vice-président signature collective à 2
Allenbach Jean-Marc, de Cologny, à Genève adm. sans signature
Amaudruz Céline, de Lutry, à Puplinge adm. sans signature
Bertschy Michel, de Fribourg, à Genève adm. sans signature
Bruynooghe Marie-Paule, de Meyrin, à Genève adm. sans signature
Cerutti Thierry, de Sierre, à Vernier adm. sans signature
De Boccard Philippe, de Genève, à Chêne-Bougeries adm. sans signature
Francey Etienne, de Montagny (FR), à Genève adm. sans signature
Gaud Bernard, de Genève, à Chevrier, F adm. sans signature
Goehring Marcel, de Turbenthal, à Genève adm. sans signature
Grasset Eric, de Genève, à Genève adm. sans signature
Luscher Maja, de Holziken, à Vernier adm. sans signature
Meyer Philippe, de Genève, à Chêne-Bourg adm. sans signature
Rasolo Daniel, de Genève, à Genève adm. sans signature
Schaedler Philippe, de Genève, à Genève adm. sans signature
Sottas François, de Genève, à Genève adm. sans signature
Ziegler Marco, de Genève, à Genève adm. sans signature
PricewaterhouseCoopers SA (CH-660-1784998-4), succursale à Genève organe de révision  
Stucki Christoph Friedrich, de Thalwil, à Genève directeur général signature collective à 2
Forestier Eric, Laurent, de France, à Annecy-le-Vieux, F directeur signature collective à 2
Ganty Pascal, René, de Lutry, à Genève directeur signature collective à 2
Gruaz Pierre-Yves, de L'Isle, à La Tour-de-Peilz directeur signature collective à 2
Meyer Guillaume Sébastien Laurent, de Bettwil, à Cusy, F directeur signature collective à 2
Vincent Benjamin, de France, à Annecy, F directeur signature collective à 2
Wäfler Martin, de Frutigen, à Vernier directeur signature collective à 2
Wagenknecht Thierry, Georges, de Vevey, à Vernier directeur signature collective à 2

16 administrateurs, 6 directeurs et un directeur général. Question masse salariale de cadres c'est énorme pour un canton. Sur ce point on pourrait dire que Dominique Jordan a raison trop de fonctionnaires. Et d'ailleurs ils seraient intéressant de savoir combien sont payés les administrateurs.

 

Enfin, je vous rappelle juste une chose que tous le monde a oublié et qui pèse lourd c'est ceci

"Les députés sont en effet rémunérés à l’heure grâce à des jetons de présence. Jusqu’à présent, ces indemnités n’étaient pas imposées mais elles le seront dès 2014. De plus, pour revaloriser leur fonction et s’ajuster au coût de la vie, les députés ont récemment voté une augmentation de 25%. Les jetons de présence restent à 110 francs de l’heure pour les séances de commission et 160 francs pour les séances plénières. L’augmentation touchera seulement la part qui leur revient directement "

 

Maintenant réflechissez quand on parle de licenciement, de coupe budgétaire. Et n'avons nous pas des libéraux en administrateur ? lorsque des employers sont incompétant on fait ce qu'il faut non ? ben il semblerait que les genevois ne savent ps ce qu'il se passe, se plaigne et veulent tous privatiser. Faites-le... j'ai vécu dans deuxpays aux transports privatisés. Ca ne fonctionne pas.

La question n'est pas de privatiser au final mais de mettre un service qui fonctionne et surtout arrêter d'avoir autant de personne dans un conseil d'administration, ca vire à la blague!


 http://www.ville-geneve.ch/index.php?id=16358&id_deta...

 

 

 

17:11 Publié dans Genève | Tags : tpg, grève, députés | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

18/11/2014

Myret Zaki merci de ramener l'église au milieu du village

Pour être un bon analyste économiste, il faut être un bon sociologue à quelque part. Mais comment être un bon sociologue aujourd'hui ? Difficile, il faudrait être sur le terrain constamment voir du monde se renseigner comparer et ne pas avoir d'idée tranchée. C'est chose presque perdu. Nos quelques économistes en herbe blogger sont plutot pas mauvais en théorie économie (ils savent reciter leur leçon) mais en matière de sociologie on est à la ramasse. Je dirai même que dans leur propos, l'économie irait mieux, si tous le monde avait un comportement donné. Ce qui est vrai en théorie, si on parle marketing.

Myret Zaki, rédactrice en chef de Bilan, donc avec un certain statut, nous pose une réflexion très intéressante sur la société en elle-même et la finance. Il y a peu de différence en fin de compte.

 

 

"La peopolisation des médias. La financiarisation de l’économie. Qu’ont ces deux notions en commun? Tout: perte de substance, perte de sens, et au final, perte de civilisation.

Prenez l’économie. Toute richesse patrimoniale naît, au départ, d’une entreprise qui produit des biens ou services. Mais dès que l’entreprise se met à coter ses actions et obligations, afin de grandir, la Bourse crée déjà une première déconnexion entre les titres cotés et la valeur réelle de l’entreprise.

Au lieu de refléter fidèlement ses fondamentaux (ses murs, sa marque, son savoir-faire, ses bénéfices), ses titres vont vivre leur vie propre, s’apprécier pour toutes sortes de raisons extérieures à l’entreprise. Il suffit que les taux d’intérêt soient trop bas pour que les investisseurs se mettent à gonfler irrationnellement sa valeur boursière.

Le risque est une perte de substance des titres, dont le prix reflète moins l’activité productive sous-jacente. Mais jusque-là, disons que le lien entre l’investisseur et l’entreprise est maintenu.

La finance irréelle pèse dix fois l’économie réelle

Or le processus ne s’arrête pas là. Des instruments financiers dits dérivés, tels que des options, des futures, des swaps de crédit, des produits structurés, vont être à leur tour générés, cette fois pour spéculer sur la valeur des actions et obligations de cette entreprise. La substance se raréfie un peu plus.

Les dérivés vont souvent se baser sur des modèles quantitatifs pour prédire la variation des titres sous-jacents, plutôt que sur des considérations liées à l’entreprise lointaine, située deux étages en dessous. Ces dérivés vont à leur tour servir de base à des dérivés de dérivés qui, pour leur part, vont prendre des paris sur leur variation à la marge («delta») en fonction du sous-jacent, lui-même dérivé. Et ainsi de suite.

Aujourd’hui, cette finance virtuelle (contrats dérivés en circulation), qui est un pari sur la substance, pèse dix fois plus que l’économie réelle, qui est la substance.

Prenez, maintenant, le monde de l’information et des médias. Toute valeur culturelle naît, au départ, d’une production de connaissance, qu’il s’agisse d’une pensée, d’une technique ou d’un art. Sur la matière première appelée talent se bâtit la médiatisation, la notoriété, le marketing. Ces activités annexes «dérivent» d’un travail, d’un effort, d’une qualité, et servent à les diffuser, mais n’ont pas de valeur en soi.

Or tout comme les dérivés financiers, la médiatisation et la notoriété prétendent désormais être une valeur en soi. Considérez Nabilla. L’archétype d’une star médiatique sans création initiale dont dériverait cette starisation.

http://www.bilan.ch/myret-zaki/redaction-bilan/nabilla-de...

Il a suffi d’un «sound bite», ou phrase reprise en boucle («Allô, non mais allô quoi!»), pour la hisser immédiatement aux côtés des plus célèbres citations telles que «Je vous ai compris», ou «I have a dream». Une célébrité disproportionnée (le dérivé), basée sur une phrase (maigre sous-jacent): du vent, basé sur du vent.

De la monnaie de singe culturelle

Lorsque se multiplient les dérivés médiatiques, la perte de substance entraîne une dépréciation de ces produits. Au bout du compte, le risque est un krach de cette «monnaie de singe» culturelle, au même titre que l’effondrement de valeur potentiel d’une montagne de dérivés financiers basés sur du néant.

Une société nourrie au vide, qui cumule la «nabillarisation» des médias à la financiarisation de l’économie, ne risque-t-elle pas au final un krach démocratique, pour s’être trop longtemps privée de substance? "