26/05/2015

Analystes ou détracteurs, vous vous êtes encore trompés

Qui se rappelle des indignés ?

 Il semblerait que les premiers à les oublier sont leurs principaux détracteurs !  « Ils sont finis », « ils ne feront rien »,  « effet de mode » pour d’autres. Aujourd’hui ceux-là même qui voulaient faire une critique de ce mouvement, à juste titre, ce sont complètement plantés, pour changer !

J’avais soutenu la prise de conscience que défendait ce mouvement, mais ne soutenait pas le mouvement genevois. On y trouvait plus des traîne-patins qui ne voulaient rien faire de constructif J’ai plus vu les enfants privilégiés d’une classe de la population qui cherchait son Mai 68 pour faire comme les grands-parents. Ceux-là même qui voteraient par la suite pour «  l’ordre et la sécurité ».  Outre les sympathisants, dont un ancien banquier qui avait tout laissé tomber par dégout, ou cette femme d’un certain âge, diplômée de science économique qui expliquait le fonctionnement économique de notre société, basé sur la dette, et non pas sur la création de richesses, je n’avais pas soutenu à fond mais l’idée m’intéressait. Je savais d’autre part que la contestation et la réflexion serait meilleur dans un pays qui est véritablement touché par la crise : l’Espagne

Les manifestations de par le monde avaient dépassé toutes attentes. Plusieurs milliers de personnes avaient manifesté dans plusieurs pays du monde. Pourtant les détracteurs ont continué à penser que cela ne déboucherait sur rien.

Moi-même je répondais aux sarcasmes des bloggeurs anti-indignés leur disant que le mouvement était loin d’être terminé. Au contraire le mouvement prenait du sens en se battant sur son terrain. Tout d’abord il faut être au courant que ce mouvement a réussi à empêcher des expulsions d’habitants ou même de commerçants. Là où la politique immobiliste du (PSOE) parti socialiste ouvrier espagnole ainsi que celle du  PP ont lamentablement échoué, les indignés ont donné une réponse sur le terrain. Et le meilleur dans tout cela, c’est que les principaux détracteurs pensent toujours que nous avons affaire à un groupuscule qui reste confiné à gauche. La réponse est non. L’appel du 15 mai 2011 a regroupé des :

 

  • travailleurs
  • cadres
  • personnes âgées
  • nombreuses familles

 

Mais malgré tous ces indicateurs qui laissaient entendre une nouvelle formation future en Espagne, les détracteurs ont continué, comme la presse, à penser que ce mouvement n’était qu’un détail de l’Histoire. Sauf que le détail ne pouvait ne pas être détail, surtout dans ce pays ou la guerre civile a fait rage. C’était oublier la traitrise européenne de soutenir Franco d’un côté et de soutenir l’URSS de l’autre mais ne soutenir aucun révolutionnaire qui se faisaient proprement massacrer par les communistes. Toute cette partie d’Histoire, traitée récemment sur mon blog, explique totalement ce revirement. D’autant plus que reprendre la mairie de Barcelone a un symbole de revanche sur le passé.

Non les indignés ne sont pas morts. Nous ne sommes plus au début, nous sommes dans l’engagement. Nous sommes aussi dans une reformation politique civil de la société où toute partie de la population a bien compris qu’il n’y avait plus rien n’à attendre de ce traditionnel totalitarisme politique de l’immobilisme. Ce dimanche fête la défaite de cette classe politique traditionnelle. Et pour tous les anti-indignés, je leur dirai « mais indignez-vous » seulement. Cette simple action est une piste qui vous rendra, peut-être, plus efficace.

Commentaires

Vous êtes décidément le phare qui éclaire l'Occident, le génie des Carpathes et du Jura réunis et l'Himalaya de la clairvoyance. En attendant, nous les bloggeurs (blogueurs) anti-indignés sarcastiques, on va continuer dans le sarcasme et admirer ce qui va se passer avec les collègues de Syriza en Grèce...

Écrit par : Géo | 26/05/2015

Ah vous vous sentiez visés ? Il faut croire que mes balles perdues sont productives.

Je suis juste quelqu'un qui a appris à analyser des faits et qui peut en tirer une conséquence, qui s'est avéré avec le temps totalement juste. Ce que vous essayer de critiquer c'est ma position. Sauf que je n'en ai pas. Car dans la même logique, ce qui me concerne c'est la Suisse. Je ne suis pas de ceuc qui disent : "je préfère voter à droite plutot qu'à gauche par souci de logique" non moi je préfère personnellement ne pas voter du tout ou à la rigueur blanc.

Etre sarcastique vous avez le droit, tout comme celui de vous tromper. D'ailleurs en parlant, du jackpot, celui de faire les deux, je me vois dans l'obligation de vous dire ne pas faire d'amalgamme entre Syriza et Podemos. La presse a eu la volonté de fusionner libéralement les deux partis. Alors que la démarche de base reste sur celle de l'indépendance. Donc ce qui se passe en Espagne est en Espagne et ce qui se passe en Grèce se passe en Grèce. En attendant, les sarcasmes se sont tuent face aux nouvelles interdictions atteignant la liberté d'expression, puisque est amendable toute caricature d'homme politique en Espagne. Ca va être dur d'être plus sarcastique.
Donc bloggeurs bien à vous et à vos claviers!

Écrit par : plumenoire | 26/05/2015

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