21/07/2015

Quelques nouvelles de l'agriculture sans Monsanto...

Un article qui date un petit peu (avril 2015), nous fait état de sa situation actuelle suite à l'abandon en 2013 d'une cinquantaine de produit de la firme Monsanto. Fait partie de cette liste le fameux Round up, déserbant magique "récemment classé “cancérogène probable” par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS)."

Ce sera dur de dire que Monsanto est une entreprise qui veut bien. En fait si elle veut du bien pour son portefeuille.

"Pour protéger le patrimoine semencier salvadorien et assurer la production agricole, le gouvernement de l’ancien président Mauricio Funes lançait en 2011 le Plan pour l’agriculture familiale (FAP). À destination de quelque 400 000 familles d’exploitants, ce plan visait à revaloriser les semences locales et émanciper les petits producteurs des industriels des biotechnologies et de leurs OGM. En crise, le système agricole était majoritairement dépendant des semences hybrides commercialisées par Monsanto, Pioneer et consort. Avant la mise en œuvre du FAP, 75 % du maïs et 85 % des haricots étaient importés selon le site d’information The Seattle Globalist. Et les plantes cultivées sur le territoire étaient majoritairement issues de graines OGM stériles, non adaptées aux territoires et à leurs particularités, forçant le recours aux intrants chimiques. Réaffirmant sa souveraineté alimentaire, le gouvernement a donc décidé de rompre avec les industries semencières internationales pour favoriser les graines locales. L’État a alors investit plus de 18 millions de dollars afin de livrer 400 000 exploitants en maïs H-59, développé par le Centre national de la technologie agricole et forestière (CENTA). Le maïs présente l’avantage d’être une variété locale, mieux adaptée aux terres salvadoriennes et plus résistantes à la sécheresse. Selon le site Natural Society, l’agriculture du Salvador serait en pleine expansion. Le pays aurait connu des récoltes records depuis qu’il a banni certains phytosanitaires. Si le Salvador s’est détourné des grands groupes internationaux spécialisés dans les biotechnologies, des questions demeurent quant à la pérennité du Plan agricole du pays. Car le maïs H-59, bien que produit localement, est une variété hybride. Il a beau être mieux adapté au territoire du Salvador et nécessiter l’usage de moins d’intrant, il n’en est pas moins stérile. "

La variété est hybride donc le problème continue, par contre il est mieux adapté au sécheresse et par conséquent la récolte reste définitivement meilleur que le produit imposé qui, semblerait ne soit pas de bonne qualité. On imagine des couacs dans les laboratoires afin de diminuer le temps investi et les rentrées d'argent. Mais ça, on est habitué.

Les commentaires sont fermés.