27/01/2016

Remettre en cause ses valeurs c'est assurer sa liberté de pensée

Les valeurs sont importantes dans la vie. On vit avec on grandit avec et elle détermine ce que l'on est. Pourtant la réalité de la vie peut être en contradiction avec ses valeurs.

Etre suisse et avoir des valeurs suisse ne veut pas dire que l'on va fermer les yeux sur des événements passés. Si la Suisse s'est mal comportée, comme d'autre pays pendant la seconde guerre mondiale, il ne faut pas fermer les yeux et se contenter de dire que la Suisse est un grand pays!

Voici ce qui va se passer aujourd'hui :

 

27 janvier 2016, Parc des Cropettes, Genève, 16h00

Madame, Monsieur, chers amis,

C’est en tant qu’initiatrice du projet cité en titre que je me permets de vous inviter à assister à

la pose d’une plaque commémorative le 27 janvier 2016 à 16:00 au Parc des Cropettes à Genève
(derrière la gare Cornavin, entrée dans le parc en haut de la rue Fort-Barreau, à côté de la nouvelle école)

Cette plaque rappellera que des écoles à Genève ont été utilisées comme camps de triage pour les réfugiés pendant la Seconde guerre mondiale. Les réfugiés juifs représentaient un peu moins de 50% des réfugiés à Genève. Si certaines personnes ont trouvé refuge en Suisse, d’autres en ont été refoulées, puis déportées et assassinées dans les camps de la mort.

Les autorités suisses n’ont pas l’habitude de poser des plaques mémorielles à l’endroit où des faits se sont déroulés. Cette manifestation est l’aboutissement d’un long parcours afin que pour la première fois en Suisse une plaque commémorative soit apposée sur une école qui, pendant la Seconde guerre mondiale, a été un lieu d’internement.

Je remercie chaleureusement les Autorités de la Ville de Genève d’avoir répondu positivement à ma demande.

Dans notre canton plusieurs écoles sont concernées, le choix s’est porté sur celle-ci pour les raisons suivantes :

1) l’école des Cropettes (la petite école) a été un camp dirigé de manière sévère. Plus de cinquante personnes ayant séjourné à l’école des Cropettes ont été refoulées de Suisse et assassinées dans les camps d’extermination.

2) c’est à l’école des Cropettes, dans la nuit du 25 septembre 1943, qu’une jeune fille de 15 ans, Rosette Wolczak, a subi des gestes graves et déplacés de la part de quatre soldats suisses chargés de garder les réfugiés. Elle fut ensuite accusée d’incitation à la débauche, refoulée en France occupée, arrêtée par les Allemands, déportée et assassinée à Auschwitz quelques semaines après avoir demandé protection à la Suisse. Rosette était la soeur d’un de mes amis israéliens. Mettre une plaque à l’école des Cropettes, même si le nom de Rosette n’est pas mentionné, c’est aussi rendre hommage à cette adolescente.

Pour dévoiler cette plaque avec les Autorités de la Ville de Genève (M. Pagani, Conseiller administratif et/ou Mme Esther Alder, Maire), nous avons invité M. Edmond Richemond qui, enfant, était réfugié dans cette école, en septembre 1943.Accueilli en Suisse, il a survécu, il vit actuellement à Paris.

Tant sur le plan de la mémoire que sur celui de l’histoire la pose de cette plaque est un évènement important et votre présence à cette manifestation serait un honneur.

Dans l’espoir de vous y retrouver je vous envoie mes sincères amitiés.

Claire Luchetta-Rentchnik
Initiatrice du projet »

https://www.gil.ch/pose-dune-plaque-commemorative/

 

Pour ceux qui sont fiers de leur valeur, sachez que ceci est à intégrer dans vos valeurs.

Commentaires

C'est sûr qu'en tant que Suisse je vais personnellement me sentir super coupable pour des événements qui se sont passés quand mon propre père avait 6 ans.

Mais il est vrai qu'il est toujours utile d’apprendre de l'histoire. Et pour moi ce qui ressemble le plus aujourd'hui au nazisme, et donc a combattre sans faiblesse, ce sont les obscurantistes islamistes.

Écrit par : Eastwood | 27/01/2016

Plumenoire, Vous remettez quelles valeurs en cause ici ? au nom de quoi, êtes-vous juif?
Non seulement votre à-propos n'est pas compréhensible, mais vous êtes loin, très loin des faits.

Sinon, si vous êtes un immigré de couleur, permettez ces quelques points de rappels pour ré-équilibrer votre approche / histoire de mettre les points sur les i: car votre sujet n'ouvre pas la porte aux suisses qui ont ouvert la leur et ont oeuvré dans la résistance dont mes proches - chose dont vous semblez être à des lieues.


- la Suisse n'a pas fait du monde un commonwealth à la GB,
- la Suisse n'a jamais envahi ses voisins mais a été envahie dont par la France de Bonaparte, et s'est vue obligée de payer pour financer les guerres du corse
- la Suisse a été précurseur mondial de l'éducation de l'enfance gratuite
- la Suisse a été précurseur mondial aux droits de l'homme et des prisonniers de guerre
- la Suisse n'a pas occupé ses territoires voisins, et n'a pas occupé de territoires en Afrique ni en Asie

ce qu'ont fait et dont ont profité : France, Portugal, GB, Allemagne, Italie, Hollande, Belgique, etc



Bien au contraire. On peut en rire et dire que le modus operandi des suisses était "battez-vous, on garde vos sous"

mais reste que la Suisse, au lieu de faire la guerre et d'envahir, a mis en place la Croix rouge, les bases et accords-cadre de paix internationaux, qui furent repris par la SDN devenu l'ONU

et reste que ce pays de moins de 10 mios d'habitants est l'un des plus généreux en terme de subventions versées par habitant/ à tous pays dit "en développement" bien qu'aux ressources innombrables,
dont à ces puits sans fond que restent ad vitam la majorité de ces gouvernements corrompus d'Afrique -

bref Plumenoire: ne commettez-pas l'erreur de cet encarté de presse à l'ONU genevoise qui, prisonnier de son égo reste accro à l'abus de censure sur son blog TdG
au détriment du sujet qu'il traite, et tue.

Écrit par : suisse & genevois déshérité | 27/01/2016

Attention à ce que vous provoquez:

il y a un lourd mépris des suisses ici, par ignorance crasse des faits et de l'histoire genevoise, des suisses de Genève et alentours ayant pris par à la résistance. ma mère carougeoise en faisait partie.

de toute évidence vous êtes dans l'incapacité d'appréhender votre sujet.
Les faits étaient pires, les actes plus importants, que ce que votre sujet ne présente, que ce que cette lettre sur l'histoire des Cropettes ne relate, que ce que vous ne pouvez imaginer.

Plumenoire, votre orthographe n'est rien dans ses faiblesses, comparée à la faiblesse de votre approche.

en mémoire d'un oncle rescapé des camps

Écrit par : suisse &B genevois déshérité | 28/01/2016

@Eastwood

La question n'est pas de se sentir coupable! On parle de valeurs! Lorsque que j'entends parler de valeurs suisse et en ne mettant en avant que des choses positifs sans parler du négatif c'est manquer d'objectivité.
Ne pas se sentir coupable du passé est normal mais revendiquer le positif du passé ne suit pas la meme logique. Etre libre c'est etre capable de relever le bon comme le mauvais. Ne relever que le bon c'est faire comme à une époque révolue, l'Eglise à le dernier mot sur tout (la terre est plate). Pouvoir remettre en cause des choses démontre sa liberté de pensée.

@Suisse & genevois déshérité
"Plumenoire, Vous remettez quelles valeurs en cause ici ? au nom de quoi, êtes-vous juif?
Non seulement votre à-propos n'est pas compréhensible, mais vous êtes loin, très loin des faits."

Je ne suis pas juif. D'ailleurs faut il etre d'une nationalité d'une religion ou d'un type de sex pour comprendre la douleur de quelqu'un ? Réfléchir comme cela vous rapproche avec certaines féministes qui disent "tu ne peux pas comprendre tu es un homme". Drole de voir que vous etes plus en phase avec ce style d'argument (plutot à gauche) que je reprouve!
Je ne suis pas loin des faits, ces faits ce sont produits "point barre" ca me fait autant mal que vous mais je prends en compte l'Histoire de mon pays!

"Sinon, si vous êtes un immigré de couleur, permettez ces quelques points de rappels pour ré-équilibrer votre approche / histoire de mettre les points sur les i: car votre sujet n'ouvre pas la porte aux suisses qui ont ouvert la leur et ont oeuvré dans la résistance dont mes proches - chose dont vous semblez être à des lieues."

Donc à priori il y a une distinction entre immigré de couleur et blanc? Pourquoi en faire une distinction ?
...je pense à une amie qui est de couleur dont les deux parents sont suisses (blanc donc plus pur) mais qui a eu un ancetre africain et qui est très métissée. En gros elle ne pourrait pas comprendre. Pour ma part je suis de couleur avec un père suisse. Je ne suis pas un immigré et j'ai été à l'école en Suisse donc par conséquent je ne pense pas etre à mille lieu de la réalité. C'est dingue de devoir prouver ce que l'on est pour avoir la parole. Il y a deux siècles je n'aurai la possibilité de parler.

Bien sur qu'il y a eu des suisses qui ont aidé des gens. Tout comme des musulmans ont caché des juifs en Irak. Mais est-ce que l'on s'en souvient ? A priori vu la période anti-musulman, nan. Je précise que je ne suis pas musulman aussi car je pense que vous avez eu cette réflexion . Je suis baptisé de confession chrétienne et plus du tout pratiquant. La christianisation des missionnaires traitant les africains d'etre inférieur m'a plutot refroidi sachant que le Christ prone l'amour du prochain. Comme quoi il y a plein de gens qui ne comprennent pas le message.

Mais comme j'assume le bon et le moins bon je reconnais ceci :

- la Suisse n'a pas fait du monde un commonwealth à la GB, (je sais de quoi je parle mieux que vous à ce niveau)


- la Suisse n'a jamais envahi ses voisins mais a été envahie dont par la France de Bonaparte, et s'est vue obligée de payer pour financer les guerres du corse (envahissement non...mais Genève a eu besoin de communes françaises pour exister et etre rattaché à la Suisse)

- la Suisse a été précurseur mondial de l'éducation de l'enfance gratuite (possible...)
- la Suisse a été précurseur mondial aux droits de l'homme et des prisonniers de guerre (je ne dirai pas la Suisse mais la volonté de plein d'homme. Henri Dunant était guère écouté à ses débuts. Sans son combat permanent, on ne pourrait s'en vanter)

- la Suisse n'a pas occupé ses territoires voisins, et n'a pas occupé de territoires en Afrique ni en Asie
Occupé non mais a participé indirectement à l'esclavagisme dans le chocolat. Un artiste suisse genevois en a fait une chanson d'ailleurs qui s'appelle "petit carré"


"mais reste que la Suisse, au lieu de faire la guerre et d'envahir, a mis en place la Croix rouge, les bases et accords-cadre de paix internationaux, qui furent repris par la SDN devenu l'ONU"

Comme je l'ai dit le cas de la Croix Rouge est a attribuer à Henri Dunant et son désir d'aider les populations. Par contre le petit cours sur SDN et ONU est totalement inutile. Ayant quitté l'école il y a un petit moment mais peut etre plus récemment que vous, je suis encore assez frais sur ce genre de chose. Je complèterai que c'est l'organisme le moins rentable en matière de but.

"dont à ces puits sans fond que restent ad vitam la majorité de ces gouvernements corrompus d'Afrique"

Parler d'Afrique c'est ouvrir la boite de pandore. L'Afrique a subit la France et Jacques Foccard. La Suisse est également un lieu de pélrinage pour les Africains, l'argent de leur pays est la plus part du temps ici en Suisse. Les gouvernements africains sont corrompus mais placé par l'Occident il faut le reconnaitre. Le dernier en date Alassan Ouattara. Ancien numéro 2 du FMI (il me semble). Une fois président il n'a pas fait mieux que le prédécesseur. Bon la Suisse n'y peut rien...

"bref Plumenoire: ne commettez-pas l'erreur de cet encarté de presse à l'ONU genevoise qui, prisonnier de son égo reste accro à l'abus de censure sur son blog TdG
au détriment du sujet qu'il traite, et tue."

Déjà non, je fais parti des plus en plus rare qui ne censure pas. Pourquoi parce que je n'ai pas besoin de censure.

"il y a un lourd mépris des suisses ici, par ignorance crasse des faits et de l'histoire genevoise, des suisses de Genève et alentours ayant pris par à la résistance. ma mère carougeoise en faisait partie. "

Il n'y a pas de lourd mépris sur les suisses. Ayant un père suisse et l'étant moi-meme (et ayant fait mon armée). Non vous n'avez juste pas compris que je relève juste un évenement qui doit ne pas faire oublier que des débordements ce sont passé. Je suis choqué d'ailleurs que l'on ait parlé QUE des juifs qui ont été refoulé et pas du tout de cette pauvre fille violée. Je pourrai à mon tour vous taxer de mépris.

"de toute évidence vous êtes dans l'incapacité d'appréhender votre sujet.
Les faits étaient pires, les actes plus importants, que ce que votre sujet ne présente, que ce que cette lettre sur l'histoire des Cropettes ne relate, que ce que vous ne pouvez imaginer."

De toute évidence vous n'avez pas compris ce que je voulais dire. Mieux encore vous souhaiteriez que je corrige pour que je parle d'autre chose de pire...mais pourquoi occulter cet événement ? il dérange ? Non vous n'assumez pas ce fait. Ma première liberté est de parler de qui j'ai envie sans devoir etre repris par une troika. Vous me rappellez l'Angleterre pendant la guerrer d'Espagne. Il était interdit de critiquer le communisme mais pas la courrone. Décidément vous etes dans l'incapacité de comprendre que vous réagissez de plus en plus comme un homme à gauche.

"Plumenoire, votre orthographe n'est rien dans ses faiblesses, comparée à la faiblesse de votre approche.

en mémoire d'un oncle rescapé des camps"

Si mon orthographe se rapporte avec votre structure arguementative (argument sans exemple n'est pas un texte arguementatif). Dans ce texte il n'y a pas d'approche, il n'y a que des faits. Votre oncle à toute ma compassion, je déteste la souffrance, mais par contre sachez que dans votre approche, le cité sur la fin à plus valeur de donner du cachet. Cela se rapporte presque à la fameuse phrase " je ne suis pas raciste, j'ai des amis noirs, mais..."
En mémoire pour votre oncle et toutes les personnes qui sont passés par là, je me réserve le droit de parler d'eux. Par contre vous pouvez toujours vous reserver le droit d'arguementer ou de ne pas lire. Au final la pauvreté de vos arugments à malhereusement tourné à l'insulte en parlant de faiblesse.

En mémoire à toutes les personnes qui ont souffert sans distinction de leur religion et de leur sexualité.

Écrit par : plumenoire | 28/01/2016

En vous lisant tous, je me suis dit que les "valeurs suisses" n'ont pas été définies et que nous ne pensons pas forcément à la même chose.
Il me semble que chacun des intervenants a une idée précise et part du présupposé que nous savons tous de quoi il s'agit.

Quelles sont les valeurs suisses, auxquelles on pense ici ?
Je ne crois pas que l'on parle de citoyenneté et de la nation par volonté, ni de l'amour du travail bien fait, ni du souci de la préservation de notre patrimoine culturel ou l'attachement à la nature. On parle de l'idéal humanitaire et de son respect absolu ou pas absolu.

En lisant la brève introduction à la lettre, je crois comprendre qu'il y aurait également la valeur de l'auto-félicitation absolue et totale ?
Et l'idée sous-jacente que la Suisse serait un tout homogène, qu'il y aurait un catalogue de valeurs ayant reçu un Stempel.
Les commentateurs ont l'impression que plumenoire nous attaque de façon injuste, parce qu'il relève un fait historique négatif.
Quant à moi, je pense que la capacité à reconnaître des problèmes du passé peut être une valeur suisse. C'est une attitude réaliste et une façon de dire : nous nous sentons assez forts pour pouvoir assumer des feuilles peu reluisantes sur la couronne de lauriers.

Nous sommes fiers des belles choses accomplies par nos ancêtres et aimons nous en sentir les héritiers légitimes. Il pourrait même y avoir l'idée que nous pourrions nous reposer sur les lauriers de cet héritage, une fois pour toutes.
Les commentaires soulèvent l'intéressante question de la fierté par procuration. Prenons l'exemple de la Croix-Rouge.
La Croix Rouge est-elle d'abord la création d'un homme, du groupe de personnes qui l'ont soutenu, de Genève ou de toute la Suisse ? A qui appartient-elle à présent ?
Lorsque je vois le macaron de la Croix Rouge sur un véhicule, dans un reportage de guerre à la télé, avec le nom de Genève, j'avoue éprouver une immense fierté. Il y a une noblesse infinie dans cette institution et pour pouvoir s'en sentir légitimement fier, il faut soutenir son action très concrètement, ici et maintenant.
La mémoire et la commémoration sont indispensables, mais elles ne pèsent pas grand chose, si elles n'influent pas sur les décisions et les actions concrètes au présent.
Il est parfaitement possible de passer devant la plaque commémorative du Parc des Cropettes et de ne pas en tenir compte, ce n'est qu'un tout petit rectangle de pierre, qui ne change pas la face du monde et qui n'enlève rien à personne. Elle apporte un petit plus, au-delà des personnes directement concernées, puisqu'en en parlant ici, nous avons pu rendre hommage à l'oncle de l'un des commentateurs.
Il y a ici une sorte de plaque virtuelle pour lui.

Écrit par : Calendula | 01/02/2016

@calendula

Vous avez tous compris!
D'autre part dire que j'attaque les autres, reviendrait à dire que j'attaque les suisses et que je ne suis pas Suisse. Dans tous les cas je sais que pour certain, étant de couleur, meme avec un nom de famille valaisan je serai un suisse d'origine étrangère. J'aurai beau avoir fait l'armée et mes écoles, pour ceux-là, ca ne changera pas.
Vous avez compris mes propos et je m'inclus dans cette suisse. J'ai voulu rendre hommage, moi qui n'était pas là.

Au final je n'ai rien provoqué et j'assume comme un vrai suisse pas comme une personne qui a un passeport en carton. Car que l'on se le dise, il y a beaucoup de suisse qui ne rappellent pas de la raison première de ce pays. Fuir le joug d'une autre puissance et etre libre. Ne pas comprendre ce désir partagé par d'autre population, est une non conformité suisse au vu de son histoire. Oui on peut etre fier de la Croix-Rouge et comm vous l'avez souligné, il a fallu se battre et elle n'existerait pas si une personne n'avait pas été à l'encontre des autres.

Écrit par : plumenoire | 01/02/2016

Les gens qui fuyaient le régime nazi avaient de nombreuses motivations. Certes, nombreux fuyaient parce que juifs mais il y a aussi les autres; résistants "grillés", volontaires pour rejoindre Londres, évadés, déserteurs, agents divers, autres étrangers, autres minorités, etc.

Genève a joué un rôle très important dans cette période de l'histoire, avec des facettes sombres et d'autres plus lumineuses. C'est l'histoire, c'est l'histoire de Genève et de l'Europe, c'est notre histoire. Il est important de l'inscrire et de la comprendre.

Un petit mot pour le déshérité. Je trouve comme vous scandaleux que les juifs doivent rappeler ce qu'est l'antisémitisme et travailler à lutter contre. Depuis quand faut-il demander aux victimes d'organiser la justice ? C'est une stupidité. L'origine même des tribunaux est justement d'éviter que ce soient les victimes qui fassent justice (Heureusement, ils ne se font pas justice eux-même mais actionnent la justice) ! Mais ce qui est marrant dans le cas des juifs, c'est que si eux ne le font pas, très rares sont ceux qui bougent dans le reste de la société. C'est un signe intéressant.

Écrit par : archi-bald | 01/02/2016

"C'est l'histoire, c'est l'histoire de Genève et de l'Europe, c'est notre histoire. Il est important de l'inscrire et de la comprendre."

Tout a été dit dans ces deux phrases!

Se faire engueuler et jugé parce que l'on a voulu participer au devoirs de mémoire! La faute à quoi ? je ne suis pas juif. Il semblerait que l'EMPATHIE soit une faute grave ! Alors que si l'empathie n'existait pas, il n'y aurait AUCUN devoir de mémoire pour personnes (noirs, arméniens, juifs etc...)
Au final certains commentaires appellent plus à la haine qu'un simple texte de commémoration.

Écrit par : plumenoire | 01/02/2016

Une définition du Suisse du point de vue de ses valeurs semble être difficile. Du point de vue de l'orthographe il n'y a pas de doute qu'il prend une majuscule.

Écrit par : Mère-Grand | 09/02/2016

@Mère -grand
"Du point de vue de l'orthographe il n'y a pas de doute qu'il prend une majuscule."

Je me suis demandé quoi dire...est-ce que cette intervention est une intervention intelligente et constructive ou pas. A priori, c'est intelligent. Un point d'orthographe. Effectivement quand on dit les Suisses les Français on les emploi comme nom propre. Bien que je trouve que cela devrait réformé au lieu de l'accent circonflexe.
Pour ma part je vais persisté et signé en parlant des suisses (en minuscule). A la vue de ce je relate, il n'y a pas de doute, c'est minuscule. Je ferai volontiers un effort (bien que je n'écrive pas en langage sms)lorsque peut etre vous comprendrez le problème séculaire de la langue et de la volonté de toute une classe dirigeante de faire en sorte que le peuple ne sache pas parler. Ceci est bien plus intéressant que de savoir s'il y a une majuscule...
merci de votre presque participation...

Écrit par : plumenoire | 09/02/2016

@plumenoire
Je vous remercie vivement de votre presque réponse, que je ne sollicitais par ailleurs pas. Comme vous le savez probablement, lorsque on n'accorde plus d'importance à la forme, le fond finit par pâtir aussi.

Écrit par : Mère-Grand | 09/02/2016

Oui je suis d'accord...sauf que dans ce monde ou je pensais que les choses avaient de vraies raisons, au final, les gens se donnent de l'importance pour pas grand chose. Ca me rappelle ces événements ou l'on invite des gens connus, genre un mec comme Jean Ziegler. Vous pouvez etre sur (désolé pour le circonflexe mais mon clavier me fait des siennes genre "^^" voilà ce qui sort...) qu'à chaque fois qu'une personne prend la parole c'est pour se faire mousser et montrer qu'ils ne sont pas n'importe qui ou qu'ils connaissent cela. Au final, lorsque l'on écoute, on se rend compte que l'intervention n'est pas pertinente. Parler pour rien dire est pire que d'écrire en faisant des fautes. Le néant, dans cette situation, se crée juste par l'absence de pertinence. Au final il est bien pire de ne pas savoir réfléchir que de savoir écrire. Il y a qu'à voir la direction que l'on prend...la faute à qui à quoi ? à l'orthographe ? Non au manque de penser critique et d'analyse... Bernard Pivot va continuer son propre orthographe et il sera toujours compris... mon succès est le meme, je suis lu à cause de l'angle pas au caus de l'orthographe.
Je vous en prie pour la réponse, en meme temps, un blog, un texte, ca sucite des commentaires et éventuellement des débats. Si l'on affirme quelque chose c'est que l'on expose à un réponse. Dès lors si l'on ne demande aucune réponse, la plus sage décision à prendre et de ne rien dire.

Écrit par : plumenoire | 10/02/2016

Faut-il éternellement repartir en arrière?


Que le monde entier adopte les valeurs (judéo-chrétiennes, libre pensée et tolérance)bien comprises qui furent celles de nos pères et mères avec défaillances, certes, mais au vu du monde entier et de l'actualité...!

Nous pourrons reprendre la vie avec ses chemins écoliers qui menaient à la nature en fête:

Les cieux et le terre (...)!

L'injustice régnant en ce monde ne fut jamais niée, certes, mais il s'agissait, notre "saint service"! d'y remédier.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 10/02/2016

@Myriam

"Faut-il éternellement repartir en arrière?"

LA question n'est pas "faut-il" car il semblerait que dans les propos et les pensées le monde repart en arrière!
Comment considérer la réflexion actuelle si tout le monde crache sur les musulmans en prenant à chaque fois comme exemple le salafisme. L'occident fait une belle place au salafisme à chaque fois qu'il parle des musulmans.

Rappellons que les caricatures ont été critiquée par ce mouvement et que le ralai a été fait par les médias en faisant l'amalgamme. Je n'ai vu personne se pencher réellement sur ce problème en posant les choses telles qu'elles sont. Fracture sociale problème identitaire chez les classes les plus pauvres. En Allemagne, le monsieur le plus virulent, n'est pas un arabe musulman pure souche, mais un allemand du nom de Pierre Vogel. Alors que ce monsieur preche sa haine dans la rue, la seule personne que j'ai vu le remettre en place est un musulman.
Oui on repart en arrière car on a de nouveau peur des autres et peur de l'inconnu. Le monde n'a pas adopté des valeurs judéo-chrétienne, sinon on ne tuerait, on ne volerait pas etc... Regarder en arrière n'a que pour unique but de ne pas oublier. Si l'on était plus responsable, cela serait inutile. L'humain n'est pas arrivé a maturité contrairement à ce qu'il croit aux vus des technologies dévelopées.

Écrit par : plumenoire | 11/02/2016

Il Y a des gens qui ne tuent ni ne volent sans le faire savoir, sans faire la une des médias.
On a résolument laissé tomber l'étiquette de charité "chrétienne" en faveur du mot solidarité.

S'agissant de compassion le Dalaï Lama précise: compassion "active"!

Il est également question pour chaque être qui vient au monde d'une rente à vie assurant l'indispensable

A nous de faire pression.

Sans oublier l'abominable souffrance animale

Écrit par : Myriam Belakovsky | 11/02/2016

Plumenoire,

Si vous circulez à vélo sans cesse regardant en arrière comment verrez-vous ce qu'il vous arrive en face?

Quid des "valeurs" contemporaines?

S'il était prouvé, par les scientifiques, que la réincarnation existe, avec les lois du karma, apprenant à temps que rien de nos pensées, paroles et actions n'est anodin, alors peut-être que le monde changerait puisque dans cette forme de croyance ce que nous faisons aujourd'hui... nous attend/ra demain!

Aussi bien évoluant qu'involuant.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 13/02/2016

@Myriam Belakovsky "Il Y a des gens qui ne tuent ni ne volent sans le faire savoir, sans faire la une des médias.
On a résolument laissé tomber l'étiquette de charité "chrétienne" en faveur du mot solidarité.

S'agissant de compassion le Dalaï Lama précise: compassion "active"!

Il est également question pour chaque être qui vient au monde d'une rente à vie assurant l'indispensable

A nous de faire pression.

Sans oublier l'abominable souffrance animale"

Je ne vais pas etre contre ce que vous dites. Le débat sur le revenu de base se fera.

"Si vous circulez à vélo sans cesse regardant en arrière comment verrez-vous ce qu'il vous arrive en face?"

L'image est drole et peut etre tournée dans tous les sens. Si vous ne regardez jamais derrière comme se prémunir ? Il se trouve que je suis une jeune génération. Je représente une jeune génération de trentenaire, qui veulent en terminer avec le passé. Sauf que le passé de nos pères et mère à pas mal été tronqué. Donc on reregarde en arrière et on fait ce qu'il faut pour éviter les problèmes à venir. L'Europe est entrain de tomber gentiment dans la pauvreté. C'est en regardant en arrière que j'ai compris cela en 2008. Donc j'ai évité ce qui venait de face en regardant en arrière.

Les valeurs contemporaines, ne valent quasi pas un clou. On parle à tout va des droits humains, du droits des femmes, du droit des travailleurs etc...mais il y a toujours de l'exploitation malgré les plus grands discours. Je n'ai pas pour habitude d'aténuer la réalité. La science est inutile pour prouver que la réincarnation existe. Je peux tout aussi vous prouver que "monsieur chatouille" existe, puisque le livre existe.

Sachez Myriam, malgré tout, qu'il existe des forces inexplicable par la science,sur cette terre. Ces dernières peuvent etre invoquées et si on les utilise bien on peut changer certaines choses. N'oubliez que la science se considère moderne par son époque. Mais pourtant la science du XVI-XVII est différent avec celle d'aujourd'hui. La philosophie scientifique a elle-meme changée. Le déterminisme n'est plus pris en considération de la meme manière.
Les valeurs contemporaines, elles, sont releguées à celle que l'on veut bien donner en allumant la télé-poubelle, télé réalité. Cette culture donné à vos enfants (pas les miens) qui amène cette pauvreté culturelle et morale.

Écrit par : plumenoire | 15/02/2016

On ne peut que le souligner, plumenoire vous avez raison, indigence de la culture apportée aux enfants des strates de la société pas les mieux favorisées: pauvreté culturelle et morale.

Misère, manque de sens... petchi.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 15/02/2016

Une société existe par la culture. Quand la culture n'est que néant et appauvrissement intellectuelle, la société se meurt et c'est la destinée de quelques démocraties qui vivent ces tristes temps.
Pour ma part mes futurs enfants (si j'en ai) grandiront loin d'ici car il en est de ma responsabilité de les éloigner du néant.

Écrit par : plumenoire | 15/02/2016

Les rencontres entre parents d'élèves et profs débutent par un tour de table favorable aux uns (aux cartes de visites flatteuses) les autres parents gênés, mal dans leur peau. Ne faudrait-il pas privilégier les rencontres individuelles entre profs et parents d'élèves?

L'école ne se termine-t-elle pas deux ans trop tôt (quid de ce temps "psychotique" de recherche en vue d'un futur apprentissage dont pas mal d'entre eux n'ont pas la moindre idée?

Une école ne se terminant pas à seize mais à dix-huit ans avec, le matin, rattrapage scolaire tellement indispensable pour les futurs cours d'apprentissage.
L'après-midi consacré à la culture (littérature, beaux arts, musique dès Plain chant jusqu'à moderne (aperçus, évidemment)! Présence à des auditions d'élèves des conservatoires.
Théâtre, visites, enquêtes.
Un voyage d'étude par années.
Présentation officielle des bibliothèques scolaires, municipales et unis.

Bref!
Pour les jeunes pour certains cette découverte: "Quand j'ai plus besoin d'avoir peur comme... comme j'aime apprendre"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 15/02/2016

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