27/01/2016

Remettre en cause ses valeurs c'est assurer sa liberté de pensée

Les valeurs sont importantes dans la vie. On vit avec on grandit avec et elle détermine ce que l'on est. Pourtant la réalité de la vie peut être en contradiction avec ses valeurs.

Etre suisse et avoir des valeurs suisse ne veut pas dire que l'on va fermer les yeux sur des événements passés. Si la Suisse s'est mal comportée, comme d'autre pays pendant la seconde guerre mondiale, il ne faut pas fermer les yeux et se contenter de dire que la Suisse est un grand pays!

Voici ce qui va se passer aujourd'hui :

 

27 janvier 2016, Parc des Cropettes, Genève, 16h00

Madame, Monsieur, chers amis,

C’est en tant qu’initiatrice du projet cité en titre que je me permets de vous inviter à assister à

la pose d’une plaque commémorative le 27 janvier 2016 à 16:00 au Parc des Cropettes à Genève
(derrière la gare Cornavin, entrée dans le parc en haut de la rue Fort-Barreau, à côté de la nouvelle école)

Cette plaque rappellera que des écoles à Genève ont été utilisées comme camps de triage pour les réfugiés pendant la Seconde guerre mondiale. Les réfugiés juifs représentaient un peu moins de 50% des réfugiés à Genève. Si certaines personnes ont trouvé refuge en Suisse, d’autres en ont été refoulées, puis déportées et assassinées dans les camps de la mort.

Les autorités suisses n’ont pas l’habitude de poser des plaques mémorielles à l’endroit où des faits se sont déroulés. Cette manifestation est l’aboutissement d’un long parcours afin que pour la première fois en Suisse une plaque commémorative soit apposée sur une école qui, pendant la Seconde guerre mondiale, a été un lieu d’internement.

Je remercie chaleureusement les Autorités de la Ville de Genève d’avoir répondu positivement à ma demande.

Dans notre canton plusieurs écoles sont concernées, le choix s’est porté sur celle-ci pour les raisons suivantes :

1) l’école des Cropettes (la petite école) a été un camp dirigé de manière sévère. Plus de cinquante personnes ayant séjourné à l’école des Cropettes ont été refoulées de Suisse et assassinées dans les camps d’extermination.

2) c’est à l’école des Cropettes, dans la nuit du 25 septembre 1943, qu’une jeune fille de 15 ans, Rosette Wolczak, a subi des gestes graves et déplacés de la part de quatre soldats suisses chargés de garder les réfugiés. Elle fut ensuite accusée d’incitation à la débauche, refoulée en France occupée, arrêtée par les Allemands, déportée et assassinée à Auschwitz quelques semaines après avoir demandé protection à la Suisse. Rosette était la soeur d’un de mes amis israéliens. Mettre une plaque à l’école des Cropettes, même si le nom de Rosette n’est pas mentionné, c’est aussi rendre hommage à cette adolescente.

Pour dévoiler cette plaque avec les Autorités de la Ville de Genève (M. Pagani, Conseiller administratif et/ou Mme Esther Alder, Maire), nous avons invité M. Edmond Richemond qui, enfant, était réfugié dans cette école, en septembre 1943.Accueilli en Suisse, il a survécu, il vit actuellement à Paris.

Tant sur le plan de la mémoire que sur celui de l’histoire la pose de cette plaque est un évènement important et votre présence à cette manifestation serait un honneur.

Dans l’espoir de vous y retrouver je vous envoie mes sincères amitiés.

Claire Luchetta-Rentchnik
Initiatrice du projet »

https://www.gil.ch/pose-dune-plaque-commemorative/

 

Pour ceux qui sont fiers de leur valeur, sachez que ceci est à intégrer dans vos valeurs.

20/01/2016

Quand le marketing préfère abrutir les jeunes c'est le monde de papa qui en prend un coup!

 

Ces quelques jours de vacances m'ont fait un bien fou! Du repos, pas de journaux, rien...que du bonheur et surtout ma jeunesse qui continue à se préserver. Il fallait bien cela. En tant que fonctionnaire, statut dont je me fiche complètement mais qui pousse à la jalousie malheureusement, il fallait bien combler ces jours de vacances pas prises car trop d'heures supplémentaires. C'est le monde à l'envers ? Nan. Passer à 43h en fait n'est pas un problème, la plupart le font déjà, y a qu'à voir la Police. Pendant ce temps dans le privé, pour ne pas citer une grande banque privée genevoise, les heures supplémentaires sont JAMAIS comptabilisées. Dans cette banque vous pouvez donner 40 heures supplémentaires cela ne va rien changer. Pire que cela, un bête accident qui fait vous arrêter 2 semaines à un mois, vous prive d'un quelconque bonus de fin d'année! Ca c'est le bel escalvagisme du privé! Mais heureusement tous les patrons ne sont pas comme ça.

Pendant ces jours de repos, j'ai réfléchi sur la société et ce qu'elle devient. Ayant une ado à la maison qui a 15 ans et voyant des membres de ma famille entrer dans l'age de la retraite, il est drole de constater que tous m'ont dit la même chose, à commencer par une lointaine tante anciennement employée à l'UBS. Elle m'a dit texto que l'avenir des jeunes était incertain. Chose à quoi je lui ai répondu que dans tous les cours d'assurance sociale que l'on peut faire, la situation est bien plus grave.

En fait c'est tout plein de chose qui foutent le camp! A une époque on terminait ses études on pouvait changer. Aujourd'hui une reconversion est presque impossible si on a des enfants ou des projets. Le chomage grimpe! Nos parents ne comprennent pas pourquoi ces jeunes restent aussi longtemps sur le marché du travail sans rien faire. Du coup, une vision rétrograde des années 50 à 70 est encore dans la tête de nos anciens jusqu'à ceux qui sont nés dans les "sixties". Tout fout le camp je vous le dis!

La dernière chose qui a foutu le camp c'est la réécriture du "Club cinq". Série de livre de la bibliothèque rose, écrit par la fameuse Enid Blyton, que l'on pense très souvent être un homme!

J'ai été choqué de la décision prise par la maison d'édition. Sa réécriture me fait penser à 1984 et la notion de novlangue. Le but étant de dénaturer le langage, d'enlever la sémantique pour en donner quelque chose sans effet de style ; pire encore c'est moche ! Mais le marketing a parlé !

En voici un exemple :

"Les "nous" ont également été remplacés par des "on" ("Nous n'irons pas à Kernach cet été, conclut François" devient "On n'ira pas à Kernach cet été, conclut François")"

"Quand ils furent en vue" devient "Quand ils s'approchent" ; "Comptez-vous aller plus loin bientôt ?" → "Vous comptez rester longtemps ?" ; "Nous resterons ici aussi longtemps qu'il nous plaira" → "On restera ici aussi longtemps qu'on voudra" ; "Nous aurons du mal à l'empêcher de s'en prendre à ces messieurs" → "Nous aurons du mal à l'empêcher de vous sauter dessus."

Enfin le dernier et le meilleur :

"Ils passèrent une heure à discuter, puis le soleil disparut dans un flamboiement d'incendie, et le lac refléta de merveilleux tons de pourpre et d'or." se transforme en "Ils passent encore une heure à discuter, puis le soleil disparaît derrière les sommets alpins, et le lac prend des reflets dorés."

http://www.atlantico.fr/atlantico-light/politiquement-inc...

Je trouve au final ces changements en accord avec toutes la société. On simplifie, on dénature. La culture se fait remettre à l'ordre par le marketing. Papa et tout ceux qui ont suivi on préfré à juste titre ce monde libre et cultivé à une période de leur vie et c'est tant mieux. Le paradigme de l'époque était réaliste. Cependant, nous la génération des trentenaires, qui ont une vision plus globale, du fait que nous avons grandit avec une technologie qui dépasse malgré tout nos ainés et après avoir vu toutes les plus belles promesses, JAMAIS REALISEES, se rendt compte que le monde de Papa est clairement fini!

Mais il est vrai que pour mes détracteurs, le chemin de la culture est plutot linéaire et sans surprise. Leur consommation culturelle étant rythmée par la télévision, la radio et les hit parade...une culture commercial en fait.

De temps en temps ils croisent un soi-disant "artiste" surdrogué à un marketing répétitif qui aura à l'usure l'auditeur. Notre société ne met plus en avant le talent. La récompense au mérite est devenue une légende pour nous. Pour les plus vieux cette croyance persiste de la même manière qu'une vieille mentalité de village.

04/01/2016

Star Wars un film écolo ?

Décembre 2015 sortait le tant attendu star wars épisode 7 ! Selon allo ciné le film en est à 1,510 milliard de dollars et ce n’est pas fini.

Par contre juste pour la forme et la rigole quels films sont dans ce top ? :

  • Fast and furious 7 (1,515 milliard)
  • Avengers 2 (1,405 milliard)
  • Les minions (1,157 milliard)

Quand on voit les films en compétition on se dit « on tient le haut du panier du 7ème art »

Pourtant lorsque l’on voit ce classement et que l’on réfléchit deux secondes à ce que j’ai pu écrire, à propos de l’industrie musicale ou cinématographique hollywoodienne, la créativité est clairement en panne. Mais pas une panne ou il n’y a personne pour faire des choses nouvelles. Non une panne financière. On vise le succès on vise les recettes. De toute manière en musique ou au cinéma c’est la même chose. On refait la même chose pour avoir le même public (base du marketing).

Ainsi à Noel, vous pourrez avec joie réécouter les chansons de JJ Goldmann et celle de Balavoine chantée par des artistes syndiqués chez Universal ou Sony music…en bref encore une fois on ne prend aucun risque.

Mais revenons à Star Wars ! Première minute du film générique explication…tu te dis bon c’est pas mal à voir. Et là stupeur on se rend vite compte que le film est un recyclage du premier star wars, à savoir l’épisode 4. Je suppose que ce film suit l’air du temps et par conséquent Disney s’est aussi mis à l’écologie. J’ai beau avoir cherché le nom de Yann Artus Bertrand à la fin, je me suis demandé si J.J. Abrams n’était pas un alias de ce dernier.

Mais ce qu’il y a d’énorme c’est que nous sommes des millions à l’avoir vu. Du coup le succès est atteint, bien qu’il semble que les fans ne soient pas fan de cet opus. Normal il n’y a aucun scénario. Le film est téléphoné, on sait quasiment tout à l’avance, bref aucune surprise. Heureusement que le peu de 3d (qui est superbe) amène le petit plus sur lequel, le con-sommateur de film lambda tel que la liste que l’on a pu voir plus haute, va voir en général.

Pour ma part, je pense que si le film avait été coréen, japonais ou espagnol, il serait bien mieux. Je fais de l’anti-américanisme ? Pas du tout ! Voici quelques films qui vont vous faire réfléchir :

  • Les infiltrés film de Martin Scorsese est un remake du film Hong kongais infernal affairs.
  • The ring film d’horreur japonais…les américains ont fait un copié collé une véritable honte.
  • Millenium série suédoise + plus film suédois il a quand fallu faire un film américain 2 ans après…aucun respect pour le précédent réalisateur.

 Je pourrai en cité d’autre y en a à la pelle. Pourtant aux USA comme en Europe il y a de très bon réalisateurs et jeunes, j’en connais un personnellement qui devrait sortir son block buster prochainement et je pense que s’il a assez de liberté il pourra quelque chose de bon. Le vrai problème est toujours le même ; la liberté. La liberté de créer n’existe pas réellement, elle est conditionnée à la volonté du moins créatif, c’est-à-dire le producteur.

Ce que les vrais artistes savent, malheureusement, c'est qu'une société plus capable de répandre sa culture, est une société qui se meurt. En bref on devrait le rabaptiser "l'appel des sous"!