04/04/2016

Les musulmans n'ont pas à s'excuser !

Décidement le monde tourne mal ! Depuis le 11 septembre 2001. le monde a changé. La liberté aurait pu exploser mais non ; une troupe d'abruti et un patriot act plus tard le monde est tel qu'il est. La violence fait des petits.  Les USA sont plus touchés par des fusillades provoquées par ses propres civiles, c'est dire.

Oui il tourne mal quand je vois des chrétiens, musulmans, protestants, juifs, bouddistes, qui tuent au nom de Dieu. J'ai lu récemment ceci "avec tous ces gens qui tuent au nom de Dieu, le diable ne doit plus avoir de taff".  Brel dans sa chanson  "le diable", le diable est content car l'etre humain tue et brule alors "ca va".

Bien décidé à défendre une population stigmastisée, il s'agirait de mettre en application 36 ans de vie ou l'on m'a parlé de devoirs de mémoire à la shoah de la déportation africaine, la colonisation jusqu'à ce régime odieux appelé Appartheid ; laisser des pensées malsaines rester trop longtemps c'est comme çela qu'un régime totalitaire arrive. Mais connaissant déjà les réactions de mes détracteurs, souvent proche de l'adolescent qui dit "je sais", non vous ne savez pas mais vous allez savoir.

Est-ce qu'à chaque affaire ou l'on entend un pretre qui a touché un enfant, toute la communauté s'excuse ? A peine. Mieux encore on a plus essayé des les cacher. Quand un ou des catholiques s'expriment devons-nous etre automatiquement relié ? non car on reste des etres humains différents des uns et des autres et par conséquent, chacun avec sa volonté de vivre en société compose avec son environnement.

Demander qu'un musulman s'excuse c'est lui demander devant tous le monde s'il est coupable. L'est-il ? non.

Pour tous les rageux, j'ai un joli cas qui illustre ceci. La scène se passe en Ecosse. Un épicier musulman a eu la gentillesse de souhaiter une bonne paques à ses amis chrétiens via FB, comme il est de tradition dans plein de pays non occidentaux et qui vivent avec la laicité depuis bien plus longtemps. Cet élan d'amour a eu pour résultat qu'un musulman fondamentaliste est venu dans son magasin et l'a poignardé!

Compliqué après cela de demander à s'excuser. Compliqué aussi pour ses personnes qui ont la rage de réfléchir. Mais comme on l'a dit à plusieurs reprise, c'est malheureusement le musulman qui est le premier touché.

http://www.metronews.fr/info/ecosse-un-epicier-pacifiste-...

 

 

16/03/2016

Graffiti or not graffiti ?

Alors que le monde occidental peine à trouver de quoi provoquer de la croissanec, le graffiti se veut être la nouvelle tendance pour donner un nouveau souffle aux porte-monnaies bien garnis d’hommes d’affaires peu scrupuleux. Tantôt les graffeurs sont montrés du doigt pour être des saccageurs de murs, tantôt on les utilise pour se donner une bonne image. Pierre Maudet connait la chanson. Or la plupart du temps ces néophytes de la culture graffiti ne font pas la différence entre un tag et un graff. Le tag n’est qu’une signature. Le graff est une expression artistique qui, il faut le dire, rend les murs de nos villes bien plus beau que les gris laissé à l’abandon. Le bloggeur Haykel Ezzeddine fait d'ailleurs un travail remarquable sur le canton pour partager cet art.

D’autre part certaines entreprises, avec des moyens, ne perdent pas la moindre occasion pour essayer de récupérer ces œuvres d’art à même le mur, au point d’arracher le moindre bout de mur afin de se faire plusieurs millions, sans rien faire, comme on a pu le voir avec un œuvre de Banksy à New York.

Le monde des affaires s’est immiscé dans l’art il y a trop longtemps. Si tu es artiste et que tu joues à ce jeu, tu ne vivras jamais de ton art. Pour exemple, une toile vendue à la nuit des bains va connaitre la répartition suivante :

 

20% pour l’artiste 80% pour la galerie.

 

Donc autant le dire, les tarifs rappellent étrangement celui du domaine de la musique. Heureusement que les galeries ne se plaignent pas du téléchargement. Car autant le dire, si les maisons de disques payaient mieux leur artiste, ils ne seraient pas condamnés à etre esclave d’une maison de disque mais ceci est un autre débat que j'ai déjà cloturé dans un billet précédent.

Cette culture ne souhaite absolument pas d’etre la propriété d’une élite à la pointe de la mode. Le graffiti a pour but, d’offrir une culture à la portée de tous. Je dirai meme que son but est d’utilité publique et non privé.

Dès lors que faire pour éviter cela ? Il faut rentrer en résistance face à ce pillage. C’est ce qu’a fait le graffeur Blu à Bologne ; suite à une volonté de la ville, qui au nom de la sauvegarde du patrimoine veut arracher certaines œuvres pour les exposer, Blu a décidé d’effacer 20 ans de fresques murales afin que son art ne tombe pas dans le main de personnes incapables d’en apprécier son sens, puisqu’ils y voient qu’un placement. Alors dans ce cas la meilleure solution est de priver ces personnes-là de cette possibilité.

Je dirai chapeau à lui, notre art n’est pas à vendre. Déjà qu’il se retrouvait indirectement exposant (donc sans le vouloir), je pense sincèrement que cela a été dur de le faire mais un mal nécessaire face à cette prostitution.

http://www.lemonde.fr/arts/article/2016/03/15/le-graffeur-blu-s-efface-a-bologne_4882979_1655012.html

13/03/2016

Top gear teste la liberté d'expression en Alabama

Vous aussi vous avez osé dire, ne serait-ce une pensée sur les USA et vous vous êtes fait brimer par les défenseurs d'oncle SAM ?

La dernière en date, venait de "Eastwood" qui me demandait si j'y avais été. Nul besoin d'y aller avais-je répondu quand on fait partie d'une énorme communauté artistique qu'est le Hip Hop. L'album de NWA vendu à plus de 10 millions d'exemplaires, sans marketing, révélait une réalité d'époque. D'ailleurs Hollywood n'a rien trouvé de mieux que d'en faire un film. Mais tout ceci n'est pas le cœur de mon billet ; si des preuves il faut, prouvant un problème de mentalité aux USA, l'émission Top Gear nous l'a prouvé.

Pour ceux qui ne connaissent pas Top Gear, c'est une émission sur les voitures produites à la base en Angleterre. Le flegme british, des trois présentateurs Jeremy Clarkson, James May et Richard Hammond (de 2002 à 2015) a donné une originalité dans ce type d'émission. N'étant pas fan d'automobile, je suis par contre très fan de ce divertissement. Le succès de cette émission a mené à ce que plusieurs pays (dont les USA, la France et la Corée du Sud) rachètent le programme et le fassent à leur sauce.

Mais quel est le rapport ? On y arrive. A chaque fois que les trois compères se retrouvent pour tester des voitures dans des lieux toujours différents sur la planète, ils en profitent pour se faire des blagues (genre trafiquer la clé de contact avec la radio pour qu'à chaque démarrage une chanson horrible sort des enceintes de l'un deux). Autant le dire, c'est bonne enfant. Dans un des nombreux épisodes, ils se retrouvent en Alabama. La production leur impose un défi : réussir à sortir de l'Etat d'Alabama sans se faire tirer dessus. A priori aucun problème, nous ne sommes pas dans un pays en guerre. Sauf que la production leur demande de décorer leur véhicule avec certaines phrases, du genre "le stock-car ca craint", "la country c'est horrible", "vive les gays". Bref des questions pas existentiels là-bas

Très rapidement, le petit test sur la liberté d'expression accouche d'une femme qui leur demande de partir et qu'elle ne veut pas qu'ils se ravitaillent sur place du simple fait de leur homosexualité. D'autres interviennent ensuite. Les présentateurs se mettent très rapidement en mouvement en direction de leur véhicule avec la ferme intention de partir quand des pierres se mettent à pleuvoir sur leur voiture. Ni une, ni deux, ils partent en trombe et s'arrêtent un peu tard, dans un endroit discret pour effacer les inscriptions blasphématoires. Une simple blague qui aurait pu mal tourné et qui, si elle était arrivée, aurait démontrer le niveau de prétention à la liberté d'expression de ce pays. Sur ce sujet, qui je le conçois met en avant une mentalité dans un état du sud, on ne peut oublier la scène finale d' "Easy Rider" ou justement ce même type de "redneck", shoot ces deux motards en pleine course, pour simple raison, on le devine, qu'ils n'aiment pas les cheveux longs. Mais bien que le geste soit impardonnable dans le film, cette mentalité est un reflet des années 60. Le tout n'est pas de tirer une conclusion générale d'un pays mais de mettre en avant un exemple que la simple utilisation d'internet en choquera plus d'un.