15/09/2015

Le mythe des couts de la santé qui augmentent

Il est inutile de poser la question si vous avez remarqué que les couts ont augmenté, car ils augmentent chaque année. Au point où les plus libéraux commentent cela en déclarant que les gens ne doivent pas aller chez le médecin pour un rien. On en a même vu des spots de pub aller dans ce sens. Mais c’était sans compter l’émission de cash investigation qui a enquêté sur ces soi-disant coûts. La réalité serait plutôt une arnaque à la sécurité sociale faite par des privés.

Il y a quelque temps j’avais parlé de la société SANOFI : Plus de 50 milliard de chiffre d’affaire mais qui arrive à soutirer au gouvernement français (de gauche parait-il) plus de 120 millions pour créer des emplois qu’ils ne créeront pas. (le but garder le cours de l’action haut). En gros l’Etat paie pour financer un plan social à moindre frais. Mais laissons de côté SANOFI aujourd’hui, ce qui nous intéresse sont :

  • L’entreprise pharmaceutique Astra Zeneca
  • ALTAO

 

La première a mis sur le marché un médicament (CRESTOR) qui prévient le cholestérol. Aujourd’hui c’est 10% de la population française qui prend de ce médicament de manière courante. Si la firme a eu autant de facilité à le mettre sur le marché en français, c’est que la plupart des médecins du conseil des médecins qui devaient valider cela a ou ont été salarié par cette dernière. Les analyses sur ce médicament laissent par contre songeur. Afin de prouver les bienfaits de ce médicament, un graphique avait été fait ou l’on comparait un placebo et ce médicament. Ce dernier est très bon dès les premières années avant de rattraper l’autre et l’on peut penser même qu’il va le dépasser.  La recherche ayant été faite sur une population jeune, on a délibérément pas poussé la recherche sur les plus vieux. Le cresto développerait des risques accrus d’attaque cardiovasculaire et développerait même un diabète de type 2. Pire encore les spots de publicités se succèdent sur la dangerosité de ce médicament aux USA.  D’ailleurs cette société a été épinglée par la FDA (si je ne me trompe pas) à cause de ce médicament. Mais ne vous en faites pas ils en ont assez mis de côté pour payer des dommages intérêts. Mais comme c’est bizarre, le prochain médicament qui va être commercialisé par la société Astra Zeneca traite justement le diabète de type 2 !  Cette société c’est plus de  300 millions de Crestor vendus et souvent prescris à tort…merci le lobby qui paie les médecins.

Mais qui est ALTAO ? Une société qui privée qui fait du consulting pour des hôpitaux afin de redresser les comptes. Une belle mission sauf qu’elle est passée maitre dans l’art de surfacturer un patient ou même de pousser à des opérations totalement inutiles. Conséquence plus d’argent dans les compte de l’hôpital mais plombage de la sécu. C’est ainsi qu’une personne se présentant pour une simple opération qui couterait dans les 7’000 euros se transforme en 10'000 euros. Multipliez cela et je pense que l’on peut facilement trouver entre 3 et 4 milliard d’économies. Et pourtant le problème premier est, soi-disant, les profiteurs du social ou les réfugiés !

En conclusion, cela fait des années que l’on tire sur la sécurité sociale en France à cause des abus…alors que les principaux abus, celui des professionnelles, médecins, laboratoires etc. ne sont jamais remis en cause. Pour ma part ces couts qui augmentent et ces entreprises pharmaceutiques qui ne cessent de gagner de l’argent sur la santé des gens, je ne trouve que logique de rendre malade les gens pour les soigner sinon, il faudrait mettre la clé sous la porte. On me dira que ceci n’a rien à voir avec le capitalisme…alors que ce n’est qu’un excès du ce dernier…ou alors je dirai plutôt que nous sommes dans une ère ou tout le monde aime vivre dans le « communo-libéralisme ». Bien oui on privatise les profits et rend les dettes communautaires !

 

 

 

 

 

 

21/05/2015

Pour arrêter de confondre socialisme et communisme et Stalinisme

Mais qui est James Burnham ?

Il est décrit par wikipedia, comme « sociologue, politiste et intellectuel américain.

C’est homme est connu pour plusieurs choses ;

Communiste à ses premières heures, au sein du « Workers Party of United States », c’est suite à une dissension avec Trotski, qui lui voit en l’Union soviétique « un Etat ouvrier dégénéré, alors que Burnham soutient que le régime est un « collectivisme bureaucratique ». Il est forcé par la suite à quitter le « Workers Party of United States » et  il rompt avec le parti communiste, comme la plupart des socialistes avec la quatrième internationale. Preuve en est que les socialistes ne défendait pas le communiste qu’il y a une vrai fracture. Le socialisme n’a jamais pu être mis en place, puisqu’à chaque fois le totalitarisme fait son apparition. Par la suite il travaillera avec l’OSS (ancêtre de la CIA) puis comme expert auprès de la CIA. Il finira même par obtenir la médaille de la liberté des mains de Ronald Reagan. Wikipedia assure que sa vision à fortement influencé les néoconservateurs américains.

 

L’intellectuel ?

La période dans laquelle il vit est riche d’intellectuels qui voient un avenir pas très serein. Aldous Huxley et son meilleur des mondes, 1984 de Orwell ou encore Bruno Rizzi avec son ouvrage « la Bureaucratisation du monde ».

James Burnham a écrit un livre dans cette lignée qui s’appelle « The Managerial Revolution ». Wikiepedia dira encore qu’il a fortement influencé Orwell, qui lui, homme de gauche et ancien combattant sur le front espganol, critique le stalinisme dans 1984, mais pas que celui-ci. Son inspiration est surtout venue après conférence de Téhéran.

Sauf que si l’on va plus loin l’appellation de James Burnham « collectivisme bureaucratique », n’est pas de lui. Il est de Bruno Rizzi et cet ouvrage qu’il a écrit.

 

Savoir différencier le stalinisme et le socialisme

Voici que Rizzi pense : « …c’est la bureaucratie privilégiée toutes-puissante qui en mains les leviers économiques des moyens de productions collectivisés et s’appuie sur un Etat poilicier pour exploiter la classe prolétarienne et lui fixer sa manière de vivre, dans un système de production planifié, nouveau et supérieur. La nouvelle forme de la force de travail est son achat « en bloc » par la bureaucratie, les travailleurs n’ayant plus «  la liberté d’offrir leur « forcé-travail » aux divers entrepreneurs […] Cette société n’est ni capitaliste ni socialiste, son Etat n’est ni ouvrier ni bourgeois. » GEORGE ORWELL, de la Guere civile espagnole à 1984 de Louis Gill.

 

Burnham reprendra les théories de Rizzi sans jamais le reconnaitre. Mais sa pensée va plus loin que cela. Dans son livre, publié en 1943 (The Managerial Revolution), le capitalisme semble condamné et le socialisme une UTOPIE. On y verra émerger un nouveau type de de société planifiée et centralisée qui ne sera NI CAPITALISTE, NI SOCIALISTE, NI DEMOCRATIQUE, mais qui sera dirigé par ceux qui contrôle effectivement les moyens de de production, les dirigeants d’entreprises, les techniciens, les bureaucrates  et les militaires, que Burham réunit sous la désignation d’organisateurs (manager) […] .  Les nouvelles sociétés seront constitués d’une oligarchie dominant une masse de demi-esclaves. Elle donneront lieu à la formation de super-Etats de vastes dimensions qui se disputeront les parties du monde […]»  GEORGE ORWELL, de la Guere civile espagnole à 1984 de Louis Gill.

L’auteur confirme que ces éléments sont ceux qui en place par le président Georges Bush et en Grande Bretagne par Tony Blair, qui ont inventé la fable des armes de destruction massives.

 

Enfin voici ce que Orwell écrit à propos de Burnham .

« En tant qu’interprétation de ce qui se passe, la théorie de Burnham est, comme on le voit, extrêmement plausible, pour ne pas dire plus. En tous cas les événements des 15 dernières années en URSS peuvent etre expliqués bien plus facilement par cette théorie que par n’importe quelle autre. Il est évident que l’URSS n’est pas socialiste, et ne peut être dite telle que si on donne à ce terme un acceptation différente de celle qu’il aurait dans un tout autre contexte.

Alors à tout les détracteurs qui mélange tout, tout a été dit et il suffit juste de lire l'Histoire pour ne pas faire de confusion, ou alors reconnaitre que l'on vit dans la confusion. On appelle un chat un chat.

04/11/2014

Sankara n'était en tout cas pas un communiste

 

Voilà un petit moment qu'il fallait que je fasse un billet sur le FILM "Capitaine Sankara de Christophe Cupelin que j'ai vu début septembre. Sentant que le bon moment pour en parler serait plus tard, je m'exécute aujourd'hui. L'un des plus grands héros mérite bien quelques éclaircissements.

 

Cela va faire bondir ! Mais non Sankara n'était pas communiste. Les journaux d'époques, de 1984 à 1987 ont dit :

 

"qu'il était marxiste"

 

"proche du régime libyen et cela s'est même transformé en "Thomas Sankara pro libyen"

 

Nous avons eu la chance d'avoir justement un film suisse réalisé par Christophe Cupelin qui a fait un travail remarquable au niveau des archives. Quand on regarde les médias à l'époque, je comprends forcément que dans la tête de beaucoup il était communiste. Sauf que la réalité quand on la regarde ce n'était pas le cas. Tout d'abord, la première raison de mon affirmation est simplement due à ses propos sur son retour de Russie quand il est allé demander de l'aide. Sankara fait réellement état d'une dictature de bureau ou tout est lent. Qu'il est nécessaire de s'incliner face à la grandeur de Staline ou de Lenine et aux programmes spatiaux. Sankara finira par se moquer d'eux en demander deux places pour des burkinabés afin d'aller dans l'espace.

 

Lorsque "antenne 2", "France 2" de l'époque dit qu'il était proche du régime libyen, on voit les "JT" répéter sans cesse qu'il est proche du régime et finisse par conclure lors d'un énième "JT" qu'il EST PRO LIBYEN. Pourtant l'Histoire est en marche. Sankara cherchera à voler la voiture de Kadhafi et même détourner un avion Libyen. Sankara attendait de l'aide alimentaire et des puits promis. Il a essayé de se servir directement. Ce fut drôle mais pas concluant. Pour quelqu'un de soi-disant PRO Libyen, l'occident n'a pas eu énormément de retour sur ses relations avec ce pays. Il en est de même avec la Russie communiste. Je dis cela pour ceux qui sont dans leur peur permanente du communisme, j'ai une bonne nouvelle pour vous, il ne l'était pas. Ce documentaire d'ailleurs ne s'apparente pas au traditionnelle documentaire ou se sont des personnes vivantes qui parlent pour la personne disparue. Voilà qui change la donne. Par contre je ferai un pas dans votre direction, celle de la mauvaise foi. Les idées marxistes l'intéressaient. Comme beaucoup à l'époque.

 

L'autre raison pour laquelle il n'était pas communiste est tout simplement que son régime a duré de 1983 à 1987 soit, 4 ans. Difficile de parler de plan quinquennal dans ces conditions! Oui je plaisante et ne plaisante pas, car qu'on se le dise cet homme a trop fait en si peu de temps.

 

- chemin de fer (Le FMI a refusé un prêt) Sankara a dit on retroussera les manches. Et c'est que le peuple a fait. A la sueur du front et avec LES MAINS ils ont construit leur voie de chemin de fer.

 

- autosuffissance en nourriture. Sankara a réussi à faire en sorte d'assurer 2 repas par jour et de l'eau potable

 

- recule du taux d'analphabète

 

- écologie (il a été un visionnaire en voulant planter des arbres)

 

- excision, émancipation de la femme. Il était d'ailleurs anti patriarcat

 

Voilà son action concrète sur le terrain pensant ses 4 ans. 4 ans pendant lesquels peu d'hommes politique on réussit à faire autant. Je ne dirai pas que tout a été parfait car au jour d'aujourd'hui aucun homme politique n'a été parfait. Il est juste triste de voir qu'un homme qui a bien œuvré pour son peuple n'a jamais le moindre intérêt pour pousser une enquête sur les circonstances de sa mort. Mieux que ça, ce silence en dit long sur l'implication occidentale. Même l'ONU reste silencieuse.

Alors en ce jour ou la mémoire refait surface je dis longue vie à ce peuple et j'espère que le pays repartira sur de bons rails. Ce qui est très difficile en Afrique avec toute le système de France-Afrique, et la bande à Jacques Foccart. Mais ce volet, sur le vol des richesses en Afrique par l'occident, je le garde pour plus tard. Se sera une petite gaterie. Les faits étant ce qu'ils sont, c'est irréfragable.