13/11/2014

Remise en cause des chiffres de la campagne pour les forfaits fiscaux

La question fiscale est pour moi une matière qui pousse à la reflexion. Je ne suis pas du tout contre si la contrepartie est au rendez-vous. Je vois cela comme la constitution de Sàrl ou un apport en nature peut se faire au niveau du capital à la place d'argent.

Cependant, étant habitué à organiser des événements culturels sur le canton de Genève avec des partenariats publiques et privés, lorsque l'on parle de participations d'entreprise ou de personnes, cela fait sourire. Entre 3'000.- donné pour un artiste même pas du terroire et une association qui doit se battre pour se faire rembourser la modique somme de 300.-, sachant que ce montant serait 50% moins élevé s'il n'y avait pas eu erreur de communication, on peu se poser la question sur cette fameuse répartition financière.

Le but de se billet n'est pas d'affirmer ce que je ne suis pas c'est à dire un soutien du parti socialiste ou communiste. Ces entités ont bien plus de copains sur l'échiquier politique à droite que moi-même. Je revendique une fois de plus ma liberté de penser, de réflexion et de se baser sur la réalité.

C'est pourquoi vous trouverez ci dessous un lien au journal le temps qui explique bien que les résultats d'étude sont à revoir puisqu'il date de 2009, soit 5 ans plus tôt. Les chiffres à retenir sont les suivants :

"22 000 emplois seraient menacés,

les contribuables imposés forfaitairement dépenseraient 3 milliards par an et

consacreraient 470 millions à des dons et soutiens à des manifestations culturelles ou à des institutions d’intérêt public."

Le temps explique par la suite ceci :

 

"...Des 5000 personnes enregistrées en 2008 – ce nombre est monté à 5634 en 2012 –, seules 126 ont participé à l’enquête. Il faut préciser que ce rapport n’a pas été commandé par l’Administration fédérale des contributions (AFC), mais par un lobby privé, l’association Plus-value Suisse, dont le secrétariat est assuré par le consultant Furrer. Hugi à Berne et qui milite ouvertement pour le maintien des forfaits fiscaux ..."

"...Des trois chiffres avancés par les avocats de l’imposition d’après la dépense, le plus hasardeux est le troisième: 470 millions. Il concerne les dons et le mécénat. Ce chiffre est difficilement vérifiable car il touche un domaine entouré du plus grand secret. Comment a-t-il été calculé? L’échantillon ayant participé à l’enquête de 2009 avoue des dons annuels moyens de 94 000 francs. Si l’on applique cette moyenne aux 5000 forfaitaires, on obtient effectivement le résultat de 470 millions. Mais les auteurs de l’étude le relativisent eux-mêmes: «Cette estimation doit être analysée avec prudence. Les personnes interrogées [en 2009] ont déboursé au total 12 millions en dons. Mais huit d’entre elles ont versé chacune 1 million ou plus..."

 

 Dès lors, qu'il y a conflit d'intérêt, je milite et je fais un étude, ces chiffres sont à prendre avec précaution, d'autant plus que l'étude ne se base pas sur de bons chiffres. Dès lors, la question est simple :

Lorsqu'à l'école on disserte en économie, on prend des faits, des chiffres et un échantillon. 126 personnes ce n'est même plus un échantillon. Le respect envers les électeurs et de produire des vrais chiffres actuels afin de mieux calculer les pertes. Ce qui n'est malheureusement pas le cas. Le reste de l'article le traite en détail.

Il est regrettable de voir des lobbys privés s'essayer à des manies digne de republique bananières ou de pays ayant une dicatature communiste, marxiste ou de droite version Pinochet. On est clairement dans l'imposition d'une étude qui au final n'est pas pertinente, dû à son incomplète analyse.