16/03/2015

Sex bagnole pognon la sous culture préfabriquée

Fin de semaine tonitruante comme d'habitude. Un travail a terminer avant de retrouver une semaine sur deux des invités à la radio. Cela c'est passé comme d'habitude. Les personnes ont aimé l'accueil et la possibilité pour ces artistes de se mettre en avant.

Il est imporant d'aborder le thème de la culture. La culture c'est ce qui va rester vraissemblablement après nous. Les empires peuvent se défaire, l'économie plonger, la culture, quant à elle, est immortelle. Sauf pour peut être pour cette culture commercial.

On entend très souvent le terme de "pop" utilisé. J'entends parfois "j'écoute de tout ou j'écoute de la pop"

Ces deux termes n'étant pas très précis en soi, en posant des questions on arrive à une réponse.

J'écoute de tout

Une facon de dire que tu ne discrimines aucun style. Mais une autre façon de dire que tu n'écoute que ce qui veut bien arriver à tes oreilles en fonction des choix, des majors, des radios et malheureusement le pire, le nombre d'album vendus. On ne jugera pas mais malheureusement, il est difficile d'être fan de musique et d'être dans ce crénau.

 

J'écoute de la pop

La pop n'est pas un style en soi. Cela veut dire "popular". On entend par là un groupe ou un artiste qui a réussi à dépasser le milieu et son style pour être apprécié par un peu tout le monde. A l'heure actuelle, c'est comme cela que la musique est vue.

Et à Genève me diriez-vous qu'en est-il ? Il en est qu'après deux ans à recevoir des artistes de Genève, Lausanne, Fribourg, France-voisine etc. Il y a une masse d'artiste assez impressionnantes. Au grand dam des mêmes râleurs, qui voient comme sous culture le hip hop par exemple, nous avons des artistes qui ne vivent pas de leur art, qui travaillent à coté et sont pour la plus part dans des Hautes Ecole de gestion ou en HEC. Fini la vision de l'artiste tel que décrit par les partis bourgeois. Non les notres ne répondent pas à vos préjugés. D'ailleurs beaucoup ne vendent pas ils donnent par plaisir.

La sous culture des majors

Les majors (Sony Music entertainement, Universal Music Group  et Warner Music group) sont ces fameuses maisons de disques qui s'engraisssent sur le dos des artistes. Ainsi, Eva Joly, (que tous le monde connait) qui a travaillé pendant longtemps chez Barclays, déclaraient qu'un bon artiste (qui a assez de crédibilité) à l'époque touchait que 14%! Bonjour le vol! Cela me rappelle la nuit des bains à Genève ou un artiste peintre ou graffeur récupère 20% sur une vente et la galerie 80%. Ce n'est pas pour rien qu'il est préférable de regarder hors de ces événements pour avoir un toile achetée avec un pourcentage moins usuriers.

Pour histoire, ces grandes boites, rachètent dès qu'ils peuvent le moindre label qui découvre des artistes. Pourquoi ? la raison est simple. Ils veulent des artistes bankable et c'est tout. Il n'y a plus de travail de recherche. Meme les momes se conforme au norme de musique imposée par les majors. S'en suit la transformation qui est toujours là même. Au début je suis un saint ou une sainte, et je finis par faire de la gonflette ou je me métamorphose en une sorte de péripathéticienne des charts!

Aujourd'hui, on élève une race d'artiste très stéréotypé. Ils sont sans âmes, sans style, sans conviction (à part celle que le producteur lui à dit de dire), sans moralité pour d'autres. Il est magnifique de voir par exemple, la critique sur le milieu du HIP HOP dans les années nonantes. Musique de sauvage c'est une sous culture... etc.

Aujourd'hui les médias, les majors et autres soutiennent un mec comme Booba par exemple qui est tous ce que les vrais puristes n'aiment pas. Pendant que d'autres resteront sur des valeurs juste qui sont de bases comme le quotidien, ce genre de gars fera l'apologie du "sex, pognon, bagnole". Le "hip hop" devenue "hip pop" devient un fosse au néoexpert de la musique. Ca c'est LE PRODUIT star système.

Je ne dirai qu'une chose, vous nous avez traité de sous culture et aujourd'hui vous soutenez les démogogues de la violence, du sex et du pognon, juste pour faire vendre. En conclusion, le plus grand effort de guerre de terme de sous culture est bien nos sociétés de consommation musical.