20/01/2016

Quand le marketing préfère abrutir les jeunes c'est le monde de papa qui en prend un coup!

 

Ces quelques jours de vacances m'ont fait un bien fou! Du repos, pas de journaux, rien...que du bonheur et surtout ma jeunesse qui continue à se préserver. Il fallait bien cela. En tant que fonctionnaire, statut dont je me fiche complètement mais qui pousse à la jalousie malheureusement, il fallait bien combler ces jours de vacances pas prises car trop d'heures supplémentaires. C'est le monde à l'envers ? Nan. Passer à 43h en fait n'est pas un problème, la plupart le font déjà, y a qu'à voir la Police. Pendant ce temps dans le privé, pour ne pas citer une grande banque privée genevoise, les heures supplémentaires sont JAMAIS comptabilisées. Dans cette banque vous pouvez donner 40 heures supplémentaires cela ne va rien changer. Pire que cela, un bête accident qui fait vous arrêter 2 semaines à un mois, vous prive d'un quelconque bonus de fin d'année! Ca c'est le bel escalvagisme du privé! Mais heureusement tous les patrons ne sont pas comme ça.

Pendant ces jours de repos, j'ai réfléchi sur la société et ce qu'elle devient. Ayant une ado à la maison qui a 15 ans et voyant des membres de ma famille entrer dans l'age de la retraite, il est drole de constater que tous m'ont dit la même chose, à commencer par une lointaine tante anciennement employée à l'UBS. Elle m'a dit texto que l'avenir des jeunes était incertain. Chose à quoi je lui ai répondu que dans tous les cours d'assurance sociale que l'on peut faire, la situation est bien plus grave.

En fait c'est tout plein de chose qui foutent le camp! A une époque on terminait ses études on pouvait changer. Aujourd'hui une reconversion est presque impossible si on a des enfants ou des projets. Le chomage grimpe! Nos parents ne comprennent pas pourquoi ces jeunes restent aussi longtemps sur le marché du travail sans rien faire. Du coup, une vision rétrograde des années 50 à 70 est encore dans la tête de nos anciens jusqu'à ceux qui sont nés dans les "sixties". Tout fout le camp je vous le dis!

La dernière chose qui a foutu le camp c'est la réécriture du "Club cinq". Série de livre de la bibliothèque rose, écrit par la fameuse Enid Blyton, que l'on pense très souvent être un homme!

J'ai été choqué de la décision prise par la maison d'édition. Sa réécriture me fait penser à 1984 et la notion de novlangue. Le but étant de dénaturer le langage, d'enlever la sémantique pour en donner quelque chose sans effet de style ; pire encore c'est moche ! Mais le marketing a parlé !

En voici un exemple :

"Les "nous" ont également été remplacés par des "on" ("Nous n'irons pas à Kernach cet été, conclut François" devient "On n'ira pas à Kernach cet été, conclut François")"

"Quand ils furent en vue" devient "Quand ils s'approchent" ; "Comptez-vous aller plus loin bientôt ?" → "Vous comptez rester longtemps ?" ; "Nous resterons ici aussi longtemps qu'il nous plaira" → "On restera ici aussi longtemps qu'on voudra" ; "Nous aurons du mal à l'empêcher de s'en prendre à ces messieurs" → "Nous aurons du mal à l'empêcher de vous sauter dessus."

Enfin le dernier et le meilleur :

"Ils passèrent une heure à discuter, puis le soleil disparut dans un flamboiement d'incendie, et le lac refléta de merveilleux tons de pourpre et d'or." se transforme en "Ils passent encore une heure à discuter, puis le soleil disparaît derrière les sommets alpins, et le lac prend des reflets dorés."

http://www.atlantico.fr/atlantico-light/politiquement-inc...

Je trouve au final ces changements en accord avec toutes la société. On simplifie, on dénature. La culture se fait remettre à l'ordre par le marketing. Papa et tout ceux qui ont suivi on préfré à juste titre ce monde libre et cultivé à une période de leur vie et c'est tant mieux. Le paradigme de l'époque était réaliste. Cependant, nous la génération des trentenaires, qui ont une vision plus globale, du fait que nous avons grandit avec une technologie qui dépasse malgré tout nos ainés et après avoir vu toutes les plus belles promesses, JAMAIS REALISEES, se rendt compte que le monde de Papa est clairement fini!

Mais il est vrai que pour mes détracteurs, le chemin de la culture est plutot linéaire et sans surprise. Leur consommation culturelle étant rythmée par la télévision, la radio et les hit parade...une culture commercial en fait.

De temps en temps ils croisent un soi-disant "artiste" surdrogué à un marketing répétitif qui aura à l'usure l'auditeur. Notre société ne met plus en avant le talent. La récompense au mérite est devenue une légende pour nous. Pour les plus vieux cette croyance persiste de la même manière qu'une vieille mentalité de village.